En réponse à l’article de Vincent Berthelot dans B-R-ENT à propos de notre débat sur l’ENTREPRISE 2.0.
L’article de B-R-ENT, concis et bien affûté, pose des questions fondamentales !
Il faut continuer à traiter de ces sujets avec le mordant qui a tout juste commencé à se manifester lors de ces premiers plateaux et qui je l’espère va créer les mêmes frictions constructives dans les prochains. Dans les prochaines éditions je m’efforcerai de mettre en exergue ces envies pour que notre audience sur ce sujet puisse clairement trouver des repères entre les points de vue qui s’opposent, se complètent ou se rejoignent.
Car c’est le meilleur moyen de montrer à nos visiteurs à quel point ce débat est vivant : la volatilité même de l’oral, par définition d’un débat TV, est en soi presque plus rassurante pour les novices et les timorés.
De la sorte nous rendons plus tangible l’idée qui veut que rien ne soit encore gravé dans le marbre des certitudes et autres tentations orthodoxes dès que l’on commence à vouloir définir les choses. Car enfin le but c’est de décoincer les blocages, franchir les rubiconds 2.0 et arrêter d’en faire l’objet d’une décision anxiogène pour managers en proie aux doutes existentiels suscités par la question : "to control or not to control ?".
Le mot le plus important a été lâché dans l’article de Vincent : "énergie".
J’ai perçu de belles énergies dans ce débat qui me rappelle ma toute première vision fleur bleue (et si vivifiante !) d’Internet quand je n’étais qu’étudiant : l’impression que cela allait changer le monde… en bien ! Ce sont ces énergies qu’il faut certes entretenir et préserver !
Alexandre tranchant le nœud gordien par Jean Simon Berthélemy
Aujourd’hui ce que vous avez commencé à creuser (vous : Vincent, Gilbert, Xavier, Yann, Carlos et les autres…) va ENFIN pouvoir devenir de la théorie utile pour passage en pratique : dois-je rappeler aux lecteurs cultivés l’étymologie saisissante du terme de "crise": en grec "Krisis", signifie la décision… ou du moins "l’acte de trancher d’un situation confuse".
Car à tort, on confond trop souvent la notion de crise avec celle de morosité – qui la précède plus qu’elle ne l’explique à vrai dire.
La morosité est un frein à la décision, alors que la crise nous l’impose.
La morosité est dépressive, Krisis est une source vivifiante d’énergie.
Reste à savoir, donc, si la crise est vraiment là :
J’entends par là, celle qui va nous forcer à changer en prenant les décisions et en acceptant ainsi les changements qui s’imposent face au nœud des contradictions entreprise/employé, privé/professionnel, traçable/volatile, etc.
Une fois cette question cruciale résolue, il nous faudra reprendre le petit bout de la lorgnette pour savoir si les outils à disposition se seront développés aussi vite et aussi efficacement que nécessaire – mais chaque chose en son temps.












