Frédéric Bascuñana's blog

la tilde

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OK, j’ai exposé à peu de choses près mon parcours professionnel ICI.

Voici pour le reste.
Je m’appelle donc Frédéric BASCUÑANA, je suis né en 1972.

Bon alors déjà en disant cela je vous ai confié à quel point c’est épuisant d’avoir un nom hispanisant avec une tilde sur le « N », soit un « Ñ », ce qui me pose si l’on y réfléchit bien un problème qui d’un point de vue administratif est resté sans solution depuis des générations que ma famille vit en France et semble y avoir renoncé. Pas moi : sur le web je puis réaffirmer cette sympathique résurgence d’une lointaine origine – et l’atavisme hargneux qui va avec. Quoiqu’il en soit, sans cette espèce de petite vaguelette qui se trouve sur mon nom de famille, ce dernier sonne un peu ridicule, presque obscène. Quelqu’un m’a même demandé si bascunana.com n’était pas un site de fesses.

Bon, vous l’aurez compris avec l’autre page si vous avez eu le temps et l’envie de la lire : le jour, je suis un entrepreneur aussi tenace qu’une arapède sur son rocher (j’adore les arapèdes, ces petits animaux en forme de chapeaux chinois avec une ventouse à l’intérieur ont bercé mon enfance – un jour j’expliquerai sur ce blog comment les utiliser pour attraper ces cons de crabes dans les rochers d’Antibes).

Mais la nuit, je suis un éternel étudiant qui n’a toujours pas apaisé sa boulimie de lire, de voir, d’apprendre, de jouer et de partager.

Histoire d’évacuer l’incontournable référence aux réseaux sociaux, voici mes profils à la con sur techtoc.tv, LinkedIn, Facebook, et même sur Viadeo que je ne mets jamais à jour.
Le plus sympa, le plus à jour et le plus actif c’est bel et bien mon Twitter – et par voie de conséquence mon Friendfeed, aussi, pour connaître toute l’activité on line que je souhaite partager.

Je dois dire aussi que c’est surtout ailleurs que sur ce blog que je m’exprime, en particulier ici : http://techtoc.tv/browse_blogs.php

Voilà – ça, c’est fait.

Voici maintenant en tout en simplicité et probablement dans un ordre sans queue ni tête ni signification hiérarchique d’autres considérations.

Tout d’abord pourquoi blogue-je ?

Première réponse, la plus prosaïque : parce que je suis généreux de nature, comme beaucoup de blogueurs qui m’ont d’ailleurs fort tardivement incité à suivre leur exemple ; ce qui me pousse à, partager toutes les informations, fruits de mes trouvailles hasardeuses ou appliquées, que je jugerai dignes de vous aider à mieux vivre (d’une façon ou d’une autre, même très indirectement): parce que modestement, je crois au cerveau global, je crois que nous sommes tous reliés et qu’il vaut mieux échanger l’info que la serrer jalousement entre ses fesses.

Second niveau de réponse.
Par culte de l’égotisme.
Ce qui n’a rien à voir avec le culte de l’ego (je vous vois venir, hein).
Aucune forme d’arrogance je vous rassure, mais voici le lointain souvenir d’où m’est venue l’inspiration de cette justification : l’ »égotisme ».

Je préparais le bac, et je suis tombé sur le titre de cet ouvrage de Stendhal : « Souvenirs d’égotisme ». C’est lui qui a je crois lancé son usage.

C’est un concept riche et à double sens, je cite le grand Robert :

- D’un point de vue littéraire : « Disposition à parler de soi, à faire des analyses détaillées de sa personnalité physique et morale. L’égotisme de Montaigne, de Rousseau, de Chateaubriand, d’Amiel, leur propension à l’autobiographie, aux confessions, au journal intime. »
- D’un point de philo/psycho : « Mode de connaissance, de comportement où le moi constitue la référence essentielle. »
Et pour continuer cet exposé en empruntant les mots d’autrui, voici deux citations explicites et intéressantes :

« S’il (ce livre) n’ennuie pas, on verra que l’égotisme, mais sincère, est une façon de peindre ce cœur humain dans la connaissance duquel nous avons fait des pas de géant depuis 1721, époque des Lettres persanes de ce grand homme que j’ai tant étudié, Montesquieu. »
Stendhal, Souvenirs d’égotisme.

« Empruntant un mot à Stendhal, qui l’a introduit dans notre langue, et le détournant un peu pour mon usage, je dirai que la vraie Méthode de Descartes devrait se nommer l’égotisme, le développement de la conscience pour les fins de la connaissance. »
Valéry, Variété IV

A mon sens un bon blog (du moins ceux que je lis) est de ceux qui ne craignent pas de parler à la première personne, pour livrer toute expérience ou considération intime susceptible de faire progresser ses lecteurs.

Les blogs sont la réinvention de l’égotisme stendhalien.

Soyons néanmoins encore plus prosaïques :
Mes passions et centres d’intérêt (sans ordre d’importance ni grande importance tout court d’ailleurs) :

- Les livres (je suis bibliophile d’une part, et d’autre part je ne peux pas m’endormir sans un bon bouquin dans les mains),

- L’écosystème web (je sponsorise notre propre web-TV à ce sujet), et le simple fait de bloguer,

- La photo (je fais partie des dingues qui s’achètent toujours le dernier appareil, au moment où j’écris ces lignes j’ai un D3 – cette passion me ruine),

- La réalisation vidéo : étudiant, j’ai développé la télévision du campus, fortement motivée par le besoin d’en faire la satire permanente ce qui n’a pas arrangé la situation que je décris dans la colonne ci-contre – ça s’appelait (et ça s’appelle encore, aux dernières nouvelles) Videcom HEC, potache et sympatoche – et j’ai créé ma première société dans la foulée… une boîte de prod pour réaliser des court-métrages,

- La plongée-sous marine (je ne plonge qu’avec mon appareil photo submersible), voilà d’ailleurs une autre passion qui me ruine, mais dont je ne peux me passer, sous peine de bailler après l’eau comme une carpe dans le panier d’un pêcheur,

- Le squash  (fabuleux sport que je voudrais pouvoir pratiquer à temps dans une vie idéale) – mais aussi le roller et le beach volley : trop génial !

- Le cinéma, je collectionne les DVD comme un maniaque et je vais tenter de partager ici mes impressions sur les films que j’ai vus (quand ça vaut le coup !)

- Les chats (j’en ai 6, sic !), ce sont tout simplement des êtres gracieux et parfaits.

capriciosa

Tenir un blog c’est s’exposer au jugement et à la critique.

C’est aussi une forme d’égotisme courageux : c’est pourquoi je suis avec la plus grande attention les vrais blogueurs, que je passe même évidemment beaucoup plus de temps à lire que je n’en passe à écrire moi-même.

J’aime bien l’égotisme des autres, aussi, je ne suis pas si égocentrique que ça.