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Il y aura un avant Thuram et un après Thuram : C’est tout de même la seule personnalité à avoir souligné un risque réel, dont les politiques ne parlent que du bout des lèvres dans des émissions radios (sur BFM par exemple) : à savoir que les mouvements sociaux en Guadeloupe, s’ils se transforment en émeutes, peuvent jouer le même rôle annonciateur de crise majeure que les émeutes de 1967 qui ont anticipé Mai 1968. Ce n’est pas de l’alarmisme gratuit, les politiques en parlent peu mais le risque est réel.
J’écoutais ce matin BFM radio et il en était question.
La prise de conscience est tout à fait réelle, c’est pourquoi parler d’un avant et d’un après Thuram n’est absolument pas absurde. Bien sûr, pas mal de blogueurs sont exaspérés par ces stars de football qui roulent en Porsche et donnent des leçons de morale avec un niveau de connaissance limité. J’ai vu beaucoup de Trolls taper sous la ceinture à ce niveau-là pour commenter Thuram. |
N’étant pas moi-même fan de football, je me moque un peu de savoir s’il est pertinent de décrédibiliser Thuram pour rebondir sur ses propos tenus pour Le Monde. Mais quand il affirme que la "situation comparable à celle qui bloque l’île aujourd’hui peut parfaitement se mettre en place sur le continent", ou encore : "Trois jours d’émeute, réprimés par les forces de l’ordre, 87 morts, parce que des ouvriers réclamaient une augmentation salariale. Dans les manifestations se trouvaient également des étudiants : cela ne vous rappelle rien ?", interroge-t-il. Ou encore : "La Guadeloupe est souvent en avance sur la métropole en matière de conflit social".
Je ne suis pas pessimiste néanmoins, j’espère encore que les choses vont s’arranger, mais ces paroles de la part d’une personnalité que les jeunes écoutent ont un impact que l’on ne pourra pas négliger. |