Passionné par l’écosystème 2.0 et l’innovation dans les media et le marketing on line, je suis un entrepreneur récidiviste : j’ai d’abord commis JOBSESAME, tout premier site emploi en France arrivé en même temps que Careermosaic (ouhla, ça ne rajeunit pas), revendu (grâce à son succès initial auprès d’un pool de grands recruteurs) début 1999 à Monster (qui a rebaptisé ma société Monster France !).
J’étais à l’époque encore étudiant à HEC et cette société qui traitait avec toutes les autres grandes écoles de commerce et d’ingénieurs en mode « partenariats intensifs » a tout bonnement dérangé (à l’époque mettre les CV de leurs étudiants et anciens ON LINE était littéralement une source de panique pour les directions complètement larguées par le phénomène Internet : donc non, je ne suis pas dans le délire de persécution je vous rassure), et a suscité l’ire de la direction craignant d’être prise en flagrant délit d’ignorance, elle s’est paradoxalement psychorigidifiée et s’est maintenue, contrairement à l’ESSEC ou à l’ESCP à l’époque qui nous soutenaient avec enthousiasme et sans réaction chauvine, dans une étonnante étroitesse d’esprit au point d’intriguer suffisamment pour me punir en ne m’accordant pas le diplôme HEC après ma fin de troisième année, simplement parce que j’avais ce projet entrepreneurial dans la peau et que je le trouvais SAIN.
Une pétition envoyée à l’administration par le collège des grandes entreprises qui m’avaient soutenu dans ce projet n’a fait que les maintenir dans la certitude qu’il fallait me virer puisque cela faisait partie de leur tactique : désavouer mon projet publiquement et empêcher les grands recruteurs d’y souscrire (car je risquais de me positionner en intermédiaire dérangeant). Bref, j’ai été très gentil à l’époque de ne pas révéler les noms des gens qui sur ce glorieux campus n’avaient pas été virés après avoir néanmoins été interpelés pour viol ou usage de drogue : car cela arrive aussi à HEC, mais la crainte d’un vrai scandale et les relations avec les « fils de » ont vite eu raison de leur courage. Il valait mieux virer en tout cas un créateur d’entreprise gênant.
Après le rachat de ma société par Monster, l’administration s’est montrée à la fois prise d’un certain remords (du moins certaines personnes clés dans ma sphère de contacts), et très hypocrite (pour les autres qui s’attendaient je crois à ce que je finisse par leur faire un procès qui trouverait un écho auprès des recruteurs « clients »), et quand ils m’ont proposé de me réintégrer c’était, pour sauver la face : sous la forme d’un repiquage en troisième année (que j’avais déjà accomplie !) -
Mais voilà : j’avais déjà plutôt bien lancé ma carrière et de passionnantes missions au sein de Monster Europe, j’étais basé à Londres et Boston, je m’éclatais vraiment bien dans mon job, et pour tout dire, j’étais si furieux contre eux (je le suis toujours dix ans plus tard) : j’avais tout de même intégré cette école depuis une obscure prépa de province, je m’étais endetté pour payer ces études coûteuses – bref, merde, j’avais du mérite et j’avais fait mes 3 années jusqu’au bout tout en étant entrepreneur : autant dire que j’ai vraiment beaucoup travaillé, souffert, et mis à profit mon passage dans l’école pour apprendre énormément.
Je « devais » donc retourner en troisième année après deux ans passés chez Monster, loin de cette école qui m’avait injustement puni (et je vous passe les détails des dommages collatéraux sur mon moral et celui de ma famille) : je le redis, cela leur permettait de sauver la face et de réintégrer ce que j’étais après tout devenu grâce à la vente de Jobsesame à Monster : un successfull entrepreneur – sachant qu’entre-temps ils ont fini par comprendre que mon produit de Job board dédié aux grandes écoles était une offre solide, mais surtout que c’était le sens de l’histoire (ça semble rigolo d’écrire ça aujourd’hui en plein 2.0) et que le meilleur moyen de garder un certain contrôle, c’était encore de travailler là-dessus avec un de leurs diplômés, pardi ! C’est d’ailleurs une confidence que m’a faite la directrice de l’association des anciens à l’époque : m’annonçant que j’avais lancé la majeure « e-entreprenariat » avant l’heure et que j’étais un exemple.
Bref, quelque chose d’étrange s’est passé : je réfléchissais à retenir leur proposition et retourner la queue entre les jambes, REFAIRE une troisième année et m’aplatir devant la raison du plus fort, jouer leur jeu pour ne pas perdre mon adhésion au club élitiste des anciens (ben oui, on a peur de n’être plus grand chose sur le moment) et, plus gênant néanmoins, laisser tomber un job qui me passionnait chez Monster. Nous étions en septembre 2001 : j’ai atterri à Boston le 11 même, quelques heures après que les tours se soient écroulées. Je me suis retrouvé dans une société où les gens étaient en larmes ou pour le moins bouleversés : il faut l’avoir vécu pour saisir l’intensité de ce moment. Je ne pouvais quant à moi pas prendre l’avion du retour pour faire ma « rentrée des classes » à HEC (aéroports bloqués). Et là, dans ce contexte perçu dans l’instant comme totalement apocalyptique, je me suis fendu d’un email à Bernard Ramanantsoa, le Directeur général de l’école et merveilleux intriguant-tacticien (facile en fin de compte face à jeune naïf de 25 ans et guère glorieux), email avec en copie tous les profs et membres de l’administration que je connaissais, et là, je crois avec le recul que j’ai écrit la première page de ma nouvelle vie d’adulte véritablement indépendant.
J’ai intitulé ce mail « Apprendre à oser ? » paraphrasant ainsi le slogan prétentieux qu’arborait l’école à l’époque. Et pris d’une énergie libératoire dans la catharsis ambiante, je leur ai enfin dit à quel point ils m’écœuraient et n’avaient pas un seul instant été à la hauteur de cette baseline si souvent mise en exergue. J’ai ainsi choisi de tourner la page, de ne plus perdre de temps avec eux, et j’ai continué une carrière Ô combien plus instructive dans un univers anglo-saxon où l’on ne m’a jamais demandé, contrairement à ce réflexe obsessionnel français, de quelle école je venais.
Pourquoi je prends le temps de raconter cela ici ? C’est peut-être inapproprié, mais ce blog est mon espace de vérité, et j’en ai assez de devoir réexpliquer cette histoire à tous ceux qui parfois me questionnent sur ma provenance.
Je le raconte aussi pour dire que, si l’on peut souvent reprocher aux anglo-saxons d’être un peu trop prévisibles, et d’avoir bien d’autres défauts, je me suis du moins passionné pour leur culture business ouverte et constructive, parce qu’elle a été pour moi une véritable révélation doublée d’une bouffée d’oxygène pour échapper mentalement au contexte feutré, déconnecté du monde réel, imprégné d’un obscur mélange de narcissisme et de ressentiment qui est celui de l’élitisme à la française (grandes écoles, réseaux d’anciens qui ferment l’accès aux postes clés dans tant de grandes entreprises, etc.).
Et finalement, je suis heureux quand je croise un ancien HEC, de ne pas me reconnaître dans cette petite lueur de certitude que je trouve dans son regard : je ne dis pas cela méchamment, je rencontre des types super bien, mais je parle de cette imperceptible sensation d’être professionnellement au-dessus de tout soupçon parce qu’on a acté dans une grande école de ce que l’on estime être son mérite et son talent. Mon point de vue est aujourd’hui unique, car je réalise que je vis beaucoup mieux, plus alerte, plus heureux avec la petite dose d’insécurité salutaire que me confère le souvenir de cette déconvenue et la nécessité dans laquelle je me sens de devoir toujours en faire des caisses ou presque, pour montrer ce que j’ai dans le ventre, dans la tête, dans mon cœur – et jamais dans mon CV. Ce qui n’est pas plus mal.
A tel point que j’en suis arrivé à la certitude intime qu’une partie du mal français est d’avoir créé des élites hermétiques et auto-satisfaites mais ceci est un autre débat.
Ainsi, après cette sympathique aventure qui a débouché sur une responsabilité européenne pendant 4 ans chez Monster.com (j’étais responsable de l’innovation produit et du business développement pour 14 pays, sic), je me suis lancé à nouveau dans l’entreprenariat en créant WEBCASTORY, un studio RICH MEDIA spécialisé dans la création de sites rich media et campagnes de buzz et de WEB-TV. Je l’ai fait vraiment avant tout pour être heureux, car je suis incroyablement épanoui dans ce métier et surtout dans ma façon de le faire, entre artisanat créatif et recherches sur les innovations web et visuelles.
Pour ajouter une anecdote pour laquelle je plaide d’avance coupable d’infantilisme délicieux, je suis assez fan de notre petite fée Webcastory qui égaye notre site web – elle traduit bien notre esprit bon enfant et notre souci créatif.
Aujourd’hui, je suis de plus en plus connecté à la blogosphère et passionnément attentif aux nouveautés de l’écosystème digital (voir mon « weblog-TV » : www.techTOCtv.com).
Et je suis un évangéliste acharné, la preuve, je ne peux m’empêcher de vous demander si…
.. vous avez pensé à scénariser une partie de votre site en rich media pour réserver un accueil agréable pour votre audience ?
Et je vais vous dire pourquoi le sujet me passionne : des études comportementales fascinantes (comme celle de Millward Brown de fin 2007) réalisées auprès de plusieurs milliers d’individus démontrent que, si l’on compare l’impact d’un message pub qui passe à la télé traditionnelle avec celui d’une e-pub vidéo ou rich media, cette dernière pulvérise littéralement les attentes et domine le support TV dans tous les aspects que sont :
- le niveau d’attention porté au message pub;
- le niveau de mémorisation;
- l’impact notoriété;
- l’opinion favorable vis-à-vis de la marque;
- l’efficacité commerciale.
Et nous sommes complètement immergés depuis des années dans ce domaine de réflexion avec pour originalité principale notre tout intégré : réalisation de sites et campagnes rich media (buzz marketing, vidéo mail, web télé…) et outil de production vidéo pointu en interne (avec un plateau Tv dernier cri !).
Alors voilà, puisque j’y suis : WEBCASTORY, c’est quoi ? C’est un ensemble tout intégré composé :
* D’une agence rich media impliquée (depuis les prémices de la vidéo sur Internet au début des années 2000) dans l’élaboration de dispositifs et de campagnes repoussant toujours plus loin les limites de ce format;
* D’un studio de créatifs totalement dédiés à la création de sites web rich media;
* D’un pôle conseil pour la diffusion de vos campagnes : marketing viral, placement media et études d’utilisabilité.
* D’un outil de production dernier cri (exemples : 16 caméras, 2 plateaux, traveling, grues) nous permettant de déployer facilement des chaînes web-TV de qualité broadcast.
* D’une solution, ou plateforme logicielle , permettant d’héberger, diffuser et gérer des contenus rich media en particulier pour développer des web-TV.
Venez nous visiter : http://www.webcastory.com |
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Je m’appelle Frédéric BASCUÑANA, j’ai 37 ans.
Le jour, je suis un entrepreneur aussi tenace qu’une arapède sur son rocher.
La nuit, je suis un éternel étudiant qui n’a toujours pas apaisé sa boulimie de lire, de voir, d’apprendre et de partager.
Voici mes profils LinkedIn, Facebook, et Viadeo. Mon Twitter et mon Friendfeed pour connaître l’activité on line que je souhaite partager.
Mes passions et centres d’intérêt (dans le désordre):
- Les livres (je suis bibliophile et je ne peux pas m’endormir sans un bon bouquin dans les mains),
- L’écosystème 2.0 (je sponsorise notre propre web-TV à ce sujet), et le simple fait de bloguer,
- La photo (je fais partie des dingues qui se sont acheté un D3),
- La réalisation vidéo (étudiant, j’ai développé la télévision de mon campus – Videcom HEC, potache et sympatoche – et créé ma société dans la foulée… une boîte de prod pour réaliser des court-métrages),
- La plongée-sous marine (je ne plonge qu’avec mon appareil photo submersible),
- Le squash (fabuleux sport que je voudrais pouvoir pratiquer à temps dans une vie idéale) – mais aussi le roller et le beach volley : trop génial !
- le cinéma, je collectionne les DVD comme un maniaque et je vais tenter de partager ici mes impressions sur les films que j’ai vus (quand ça vaut le coup !)
- Les chats (j’en ai 6, sic !), ce sont tout simplement des êtres gracieux et parfaits.

Tenir un blog c’est s’exposer au jugement et à la critique. C’est aussi une forme d’égotisme courageux : c’est pourquoi je suis avec attention les vrais blogueurs, que je passe même évidemment beaucoup plus de temps à lire que je n’en passe à écrire moi-même.
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