Interpeler les politiques sur le Net, ça marche.

vécu, tout de même aujourd’hui, avec lequel enrichir la vision plus optimiste de cet article : un point méthodologique intéressant.
Fabrice et moi-même avons en même temps interpelé un politique par Twitter.
peu importe le qui, le quoi, ici.
Ce qui compte c’est que nous étions deux. Tout de suite, ça fait moins hurluberlu du 2.0. et j’ai l’intime conviction que la réponse a suivi, pour cette raison,d’autant plus vite.
D’où l’idée suivante : si parfois nous ne sommes plus non pas deux, mais trois, sept, douze, à interpeler par un twitt bien senti un politique pour lui lancer le même message : « venez en parler sur un plateau Tv diffusé exclusivement sur le web,et sans coupure pub ni style préfabriqué ».
Alors ça s’appelle agir en meute bien ciblée, et ça marchera d’autant mieux.

Voici un petit vécu, en date d’aujourd’hui, avec lequel enrichir et corroborer la vision optimiste de cet article : un point méthodologique intéressant.

Fabrice et moi-même avons en même temps interpelé un politique par Twitter.

Peu importe le qui, le quoi, ici -

Ce qui compte c’est que nous étions deux.

Tout de suite, ça fait moins hurluberlu du 2.0. et j’ai l’intime conviction que la réponse a suivi, pour cette raison, d’autant plus vite (on vous réserve la surprise).

D’où l’idée suivante : si parfois nous ne sommes non plus deux, mais trois, sept, douze, à interpeler par un twitt bien senti un politique pour lui lancer le même message :
« Venez en parler sur un plateau TV diffusé exclusivement sur le web, sans coupure pub ni style préfabriqué ».

Alors ça s’appelle agir en meute bien ciblée, et ça marchera d’autant mieux.

Rencontre avec le ministre Hervé Morin

J’ai été stupéfait par la facilité d’accès de cet homme, son contact agréable, voire convivial, et son honnêteté intellectuelle. C’est un politique faisant son job me direz-vous – oui mais, quand c’est convaincant à ce point (et je parle de 20 personnes subjuguées aujourd’hui sous nos yeux au studio), c’est digne d’être souligné.

Qui plus est sa charte des Droit Fondamentaux Numériques, qui sera selon lui un jour à compter parmi les vrais enjeux d’une grand rendez-vous politique (ce dont je ne doute absolument pas), est élaborée avec une volonté d’écoute et de collaboration dont j’ai pu vérifier dans le détail la sincérité et la réalité – et je rappelle que je suis toujours aussi agnostique en politique et que je me fiche éperdument qu’on puisse me soupçonner de flagornerie. Je l’écris parce que j’ai l’intime conviction que ce travail est exemplaire tout autant dans sa dimension collaborative que dans sa nécessité visionnaire. Et je n’en étais pas pas convaincu d’emblée.

Pour l’anecdote le Ministre de la Défense vient juste de se créer un compte Twitter : @herve_morin

Je lui ai donc adressé comme ceci la livraison de ce dernier plateau dont je me réjouis qu’il ait été conforme à ce que nous en espérions : vivant, intellectuellement honnête et bien positionné dans la ligne éditoriale de techtoc.tv :

Débat utile et réussi avec @herve_morin autour de sa Déclaration des Droits Numériques http://bit.ly/6RJAAm

janvier 5, 2010

Deux ans que ça dure : Sarkozy, l’heure d’un premier bilan ?

Aujourd’hui on célèbre en quelque sorte l’anniversaire d’un mandat de deux ans pour Sarkozy et c’est l’occasion d’un bilan dont la presse va se faire massivement l’écho. Si je pouvais m’exprimer sur le sujet ce serait pour dire ceci.

Pour me situer : Je suis entrepreneur et je suis donc très attentif aux dispositions que le gouvernement peut prendre en faveur des entreprises, mais comme je ne suis à la tête que d’une TPE de 12 personnes, et que je viens d’un milieu modeste, je ne suis pas déconnecté de la réalité populaire et des souffrances des salariés et des ouvriers. En somme, j’ai la tête à droite le cœur à gauche.

Sarkozy incarne des valeurs telles que le courage et le pragmatisme, mais il est victime de la structure même de l’exécutif dans la 5ème République qui concentre trop de pression et trop de pouvoirs sur un seul homme. Son bilan a ceci d’original au bout de deux ans que, tout en révélant des failles dans son action, il révèle un malaise constitutionnel : l’un et l’autre ne peuvent être séparés, et le commun des mortels est désormais capable de nourrir une réflexion et un avis sur ce sujet.

La forme, c’est le fond qui remonte à la surface disait Victor Hugo : on a un véritable problème de forme avec notre Président, stigmatisé par ce qu’on a appelé le président « bling-bling ». Or cette mise en forme, pardonnable au début, devient source elle aussi de malaise. Certaines postures sont indécentes. C’est de la communication ratée. La réussite décomplexée est devenue réussite un peu indécente. Ce que la surface trahit donc, c’est une certaine forme d’arrogance qui ne fait que nourrir que le discours de la gauche.

Paradoxalement, ce bilan doit aussi être celui d’une gauche incapable d’élever le débat : elle a non seulement échoué à proposer une alternative crédible mais s’enlise dans des débats de personnes qui ne font qu’accroître le malaise ambiant. Parce que dans notre République, c’est l’équilibre qui impulse les propositions, c’est le débat qui grandit chaque camp sous le feu des projecteurs, c’est l’émulation autour d’un vrai débat qui crée du contenu.

Le bilan de Sarkozy est à l’image d’un déclin intellectuel et spirituel : osons le mot, d’un climat de décadence, de perte de confiance aggravé par le lot des révélations accablantes qu’apporte la crise. L’indigence du débat politique, autrefois animé de plus de foi et de plus considérations philosophiques de longue portée, a pour conséquence immédiate son caractère prosaïque : centré sur les personnes (« peopolisées »), centré sur des arguments délétères (le tout sécuritaire à droite, la bonne conscience à gauche mais pas de vraie solution). Contrairement à ce qu’on peut parfois penser, pour moi la relation de cause à effet va dans ce sens-là et non dans l’autre.

En résumé je critique la notion même de « bilan » centré sur un homme, trait symptomatique de notre structure mentale et républicaine actuelle, alors qu’à travers les dérapages et les errements de cet homme et de sa garde rapprochée c’est d’un point de vue structurel que le problème se révèle profond, et c’est là qu’il faut éviter de faire une grave erreur : trouver un bouc émissaire. Nous sommes dans le mode politique et l’époque de l’homme providentiel, c’est ainsi que les partisans les plus tenaces du Président continuent de l’envisager, avec un fanatisme sous-jacent tout aussi aveugle que celui qui porte Obama – car sur l’approche c’est bel et bien comparable : nous n’avons jamais été aussi loin depuis De Gaulle dans l’incarnation et la concentration du pouvoir et de tant de symbole dans un seul homme.

C’est cela qui est dangereux et ce serait ma grille de lecture pour aborder tout autre point de détail de son bilan au terme de ces deux ans.

Thuram : « La Guadeloupe est souvent en avance sur la métropole en matière de conflit social »

Il y aura un avant Thuram et un après Thuram :

C’est tout de même la seule personnalité à avoir souligné un risque réel, dont les politiques ne parlent que du bout des lèvres dans des émissions radios (sur BFM par exemple) : à savoir que les mouvements sociaux en Guadeloupe, s’ils se transforment en émeutes, peuvent jouer le même rôle annonciateur de crise  majeure que les émeutes de 1967 qui ont anticipé Mai 1968.

Ce n’est pas de l’alarmisme gratuit, les politiques en parlent peu mais le risque est réel.

 

J’écoutais ce matin BFM radio et il en était question.

 

La prise de conscience est tout à fait réelle, c’est pourquoi parler d’un avant et d’un après Thuram n’est absolument pas absurde.

Bien sûr, pas mal de blogueurs sont exaspérés par ces stars de football qui roulent en Porsche et donnent des leçons de morale avec un niveau de connaissance limité. J’ai vu beaucoup de Trolls taper sous la ceinture à ce niveau-là pour commenter Thuram.

 

N’étant pas moi-même fan de football, je me moque un peu de savoir s’il est pertinent de décrédibiliser Thuram pour rebondir sur ses propos tenus pour Le Monde. Mais quand il affirme que la "situation comparable à celle qui bloque l’île aujourd’hui peut parfaitement se mettre en place sur le continent", ou encore :

"Trois jours d’émeute, réprimés par les forces de l’ordre, 87 morts, parce que des ouvriers réclamaient une augmentation salariale. Dans les manifestations se trouvaient également des étudiants : cela ne vous rappelle rien ?", interroge-t-il.

Ou encore : "La Guadeloupe est souvent en avance sur la métropole en matière de conflit social".

 

Je ne suis pas pessimiste néanmoins, j’espère encore que les choses vont s’arranger, mais ces paroles de la part d’une personnalité que les jeunes écoutent ont un impact que l’on ne pourra pas négliger.

Sarkozy face à la crise… et à des journalistes aussi mous que des asperges en quête de béchamel

Décidément j’aime bien répondre présent à l’appel à témoins de BFM : c’est excellent exécutoire pour partager ses idées et son humeur sur un thème de société – sans compter avec le caractère sympathiquement démocratique de la formule.

En l’occurrence j’ai participé une fois de plus à l’émission de Marshall et Truchot (dont je suis décidément fan tant je les trouve pro : pas de prompteur, une brillante maîtrise des timing, un ton adéquat) sur le thème cette fois du discours de Sarkozy face à la nation, intitulé d’ailleurs "FACE A LA CRISE".

   

Voici d’ailleurs la vidéo :

  


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Juste pour le redire une fois de plus : ce concept d’émission interactive, j’adore, et pas parce que j’y ai participé.

Bref, j’ai pu réagir à chaud au discours de Sarkozy de ce 5 février 2009… et voici mon ressenti plus détaillé que ce que j’ai pu dire sous trac dans l’émission.

1) à chaud : sur le champ, moi qui ne regarde jamais de match de foot, et qui ne connaît donc pas l’envie de pousser des cris en regardant les buts manqués, pour la première fois de ma vie j’ai poussé des cris en regardant la télé: pas à cause de Sarkozi, mais des journalistes.

J’ai été profondément atterré par la médiocrité de leurs interventions, et leur manque total de courage – excepté peut-être Pujadas qui s’est montré un tout petit peu plus piquant (et encore, je dis cela en comparaison de l’encéphalogramme PLAT des autres : n’oublions pas qu’il était face à son supérieur hiérarchique) et il avait du moins le mérite de ne pas particulièrement chercher à briller : il était concis et crédible – j’aime beaucoup d’ailleurs l’humilité affichée de ce monsieur. Les autres ont été [complices ou responsables ?] en tout impardonnables (eu égard à l’importance démocratique de l’enjeu sinon je ne me permettrais pas de donner des leçons) de maintenir un sérieux déséquilibre des sujets par rapport à la pondération réelle des préoccupations des français. L’Elysée est-elle responsable ? – Je ne le pense sincèrement pas ! Les medias saupoudrent, organisent un panachage des sujets dans l’objectif de satisfaire le besoin médian d’une audience qu’ils n’ont de cesse de mépriser ou du moins sous-estimer de toute évidence.

2) à froid : "actif, réactif, proactif". C’est ce qui a déjà été repris par d’autres. Oui certes.

Prises de notes en vrac :
- Bêtise ambiante du débat sur le secours apporté aux banques : qu’on en finisse bon sang, il y a tant d’autres problèmes à couvrir ; alors voilà, une bonne fois pour toutes enfonçons-nous bien ça dans le crâne : y’avait pas le choix, en sauvant les banques on sauve les placements des uns et des autres (on pourra par contre discuter en profondeur du contrôle associé à ces "prêts" et de la façon dont le management va faire usage de ces fonds : il est légitime de demander un droit de regard).
- La mauvaise foi hallucinante du PS (puisque Benoît Hamon s’est précipité pour prendre la parole tout de suite après le discours de Sarkozy), dont j’ai honte moi-même – moi dont le cœur est probablement plus à gauche qu’à droite même si la tête ne suit pas toujours – je peux me permettre de le dire sans qu’on me soupçonne d’être biaisé.

Benoît Hamon est donc d’une affligeante démagogie et pourtant, bon sang, je n’attends qu’une chose : un PS inspiré. Et pourtant, on est loin du compte, on est toujours dans le commentaire et la relecture de texte sans contre-proposition constructive :

V’la encore les "vilains bénéfices",

v’la encore les attaques personnelles ("un président trop sûr de lui" etc.),

v’la encore les jérémiades et les récriminations alors que nous avons un président qui essaye de creuser une piste intéressante : le rééquilibrage du partage des bénéfices (Ok c’est pas parfait, mais on a bien une piste);

et v’la encore comme d’habitude le discours pleurnichard et démago sur : "nous on a ben compris les pauv’ gens",

et v’la encore comme d’habitude l’obstination du PS à ne pas entendre les réalités techniques de l’Europe : il reparle de la TVA avec une mauvaise foi incompréhensible: comment oser encore relancer ce sempiternel débat alors que JUSTEMENT on nous a bien expliqué deux choses : 1) un début d’accord avec l’Allemagne pour peser sur l’Europe et dans le but de gagner des points de TVA est bien en cours : le chef de l’Etat a même assuré qu’il allait tenir l’engagement de son prédécesseur (c’est pas rien.. et Benoît Hamon feint encore de l’ignorer); 2) il a très bien expliqué que pour baisser la TVA il faut l’accord des 26. Point barre.

Alors peut-on SVP au moins discuter sur des bases honnêtes ?

Ne nous étonnons plus si le débat politique lasse tant de gens – je ne sais pas quand les choses se sont aggravées sur ce point (ou si elles ont toujours été ainsi) mais l’honnêteté intellectuelle est en constante perte de vitesse.
 
Et d’ailleurs, quand le PS sera crédible dans ses attaques, ils seront aussi enfin une alternative crédible : sortez du bac à sable les gars il faut grandir : faites des stages en entreprise pour comprendre le réalités de ceux qui créent des emplois s’il vous plaît. Je viens encore de lire : « Comment peut-avoir le culot de faire passer pour quelque chose de neuf des crédits qui ont simplement été débloqués ? », raille Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée qui appelle à une relance par la consommation. Mais il le font exprès oui quoi ? (question stupide s’il en est dans le débat politique..;)

Ils feignent donc d’ignorer :

1) Les dangers maintes fois prouvés de cette relance par la consommation qui a prouvé qu’elle ne marchait pas (consommation de produits d’importation + épargne, le tout pour près de 80% de l’injection) ;

2) Le déficit de l’Etat est une très mauvaise idée : on va donc encore attendre leur prochaine victoire pour dépenser, mais pour le moment je suis heureux que l’on garde encore des réserves pour affronter l’avenir.

– Néanmoins pour terminer sur mes réactions à chaud à cette soirée (importante pour tout les français quant au contexte dans lequel ce discours a lieu, dois-je le redire pour m’en convaincre à l’aune du dilettantisme des journalistes invités à l’Elysée), la clause sur la Taxe Pro ne me semble pas très claire, et là le chef de l’état m’a semblé jouer brusquement une fausse note et manquer de courage : le sujet est abordé de façon trop évasive (car qui, comment, où… pour compenser cette taxe ?).

 

 

 

 

 

  

 

UPDATE (le lendemain, le 6 février) :

 
Hier j’ai un peu culpabilisé d’avoir été dur avec les journalistes qui ont interviewé le président (à tel point que ce matin j’ai envoyé un mail à la journaliste qui m’a invité pour lui dire que j’étais désolé de m’être un peu emporté et que cela ne reflétait pas mon opinion d’une profession mais juste d’un raté hier soir dans un contexte où l’on peut légitimement y être hypersensible !): je me suis dit que je devais avoir l’air très prétentieux ! Mais ma réaction était une réaction de citoyen sincèrement déçu que les sujets aient été traités avec tant de consensualisme et de complaisance ; bref, tout ça pour vous dire que je suis content que les sujets d’aujourd’hui ne me fassent pas passer pour un fou, au contraire :

…car la suite m’a donné raison au-delà de ce que j’espérais :

Dans un communiqué officiel, le syndicat CGT des journalistes estime que "la profession de journaliste ne sort pas grandie du show télévisé du président de la République" et parle de "mascarade".

WOW ! Je suis bluffé par la puissance de leur cri d’alarme : well done en tout cas. Personnellement c’est exactement ce que j’attends d’un tel syndicat et il joue là parfaitement son rôle.

Etes-vous d’accord avec ces critiques? Qu’avez-vous pensé des questions et de l’attitude des journalistes Ferrari, Pujadas, Lagache et Duhamel lors de l’interview du chef de l’Etat ?

Je diffuse ici pour référence l’émission de Marshall Truchot de ce 6 février (donc au lendemain du discours on s’aperçoit bien que le principal c’est quasiment le manquement des journalistes et presque plus du tout le contenu apporté par le chef de l’Etat, c’est dire !) qui a donc confirmé l’importance du sujet (qu’ils ont évité d’aborder dans un souci déontologique hier soir pour ne pas tirer sur leurs confrères – et c’était très classe de leur part – mais qu’ils ne peuvent plus éviter aujourd’hui) :

 

 

 

Crise de la presse : de la vanité du débat victimaire aux subsides scandaleuses

Après avoir déjà eu le petit plaisir tout coquet de participer à l’émission "partageons nos idées" sur le thème de l’emploi qui m’est cher, je me suis amusé à pousser mon petit coup de gueule (pas bien méchant) dans l’émission de Marshall et Truchot sur le thème cette fois des 600 millions que Sarkozy débloque pour aider la presse écrite en crise.

   

Voici d’ailleurs la vidéo :

(j’en ai profité au passage pour tester pour la première fois l’interface upgradée de YouTube depuis qu’elle a évolué : je suis toujours aussi déçu par la limitation à des fichiers de 10 minutes max – qui me semble une règle très mal pensée)

  

  

Juste pour parler vite fait de ce concept d’émission interactive : j’adore.

Pas parce que j’y ai participé !

Mais parce que cette façon de faire nous fera sourire dans quelques années quand elle nous évoquera ce qu’était la préhistoire  de la télévision interactive !

 

Ce concept tâtonne encore, mais il préfigure la télévision de demain, qui sera encore plus ciblée, plus immersive pour l’audience qui pourra être interpelée, de façon simplement récréative ou ludique, ou pourquoi pas, de façon plus sérieuse pour aller jusqu’au bout d’un débat démocratique total.

 

A combiner, d’ailleurs, avec l’excellent format officiellement inauguré auprès du grand public grâce à CNN et sa retransmission de l’investiture d’Obama la semaine dernière : un live feed vidéo combiné avec le feed Facebook des commentaires associés. Ouriel en parle très bien d’ailleurs.

 

C’est en tout cas très précisément ce type de concept que je compte développer grâce à notre studio Webcastory dans les très prochaines semaines, combinant Facebook Connect et les débats mixant à leur tour des invités plateaux avec des invités virtuels via webcam.

 

 
Question :

  

 devrions-nous organiser un plateau chez TechTocTv sur le thème de la Presse confrontée à l’évolution de son modèle vers le Digital ?

(si j’ai un OUI bien justifié, je fonce !!) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Un bon exemple d’évolution intelligente pour les titres de presse :

Le quotidien néerlandais NRC Handelsblad publie dorénavant une édition e-paper sur le reader Iliad d’Irex Technologies.

 

e-paper

 

 

 

 

  

 

 

Bon alors : qu’est-ce qui me met sincèrement hors de moi dans cette réforme ?
 
1) l’évidente collusion avec la presse : on les ménage tout autant pour éviter une grève que pour continuer d’obtenir les faveurs ou du moins la gratitude des rédactions ;
 
2) Une très mauvaise partie d’échec : pour un joueur d’échec, l’espace de jeu est limité, et les ressources aussi. Désolé pour l’allégorie rudimentaire, mais c’est valable pour un gouvernement, surtout en temps de crise aussi grave. L’allocation d’une telle ressource (600 millions d’euros) à un secteur condamné (du moins s’il ne procède pas à son autocritique très rapidement), me semble une pure et simple insulte au bon sens ;
 
3) Résultante du point 2) : Il y a tant d’initiatives à soutenir dans le domaine de la création éditoriale innovante ! Et pas forcément au détriment de ces titres de presse, bon sang : avec leur implication ! Quand j’étais en formation à la Fémis pour la Masterclass de producteur, les subtilités du financement nous ont été exposées, et surtout ce qu’elles ont de pernicieux : par exemple les majors US qui créent des filiales en France pour obtenir des aides (n’oublions pas que le CNC c’est nos impôts !) qui devraient être ciblées pour des productions 100% françaises (je caricature pour aller plus vite je l’avoue). Eh bien il y aurait matière à instaurer un fonds pour soutenir la création de Web-TV car ENFIN, voilà l’avenir ! Et je ne suis pas égocentré en disant cela : regardez la réussite du concept BFM – la Tribune : voilà une gestion de projet efficace qui préfigure une évolution du business model vers d’excellents débouchés !
 
4) Aucune garantie exigée auprès des récipiendaires d’investir cet argent dans les "bonnes" innovations : si par exemple OuestFrance avait pour obligation d’investir une aide de l’Etat dans ses actions web (je choisis ce titre pour son dynamisme sur le web) ce ne serait que les aider à gagner du temps en amplifiant leurs efforts déjà exemplaires en la matière ! Et je ne parle pas des titres qui n’ont pas encore su amorcer ce virage. Regardons le cas du NouvelObs qui a une web-TV décevante ; ne nous voilons pas la face : ça coûte très cher une web-TV ! Ils y arriveront avec le temps : mais c’est précisément là qu’il faudrait cibler l’aide gouvernementale.

5) C’est une mise sous respiration artificielle sans autre effet que de maintenir le modèle historique dominant (dans sa version moribonde) un peu plus longtemps, comme si toute une famille était au chevet d’un être cher et qu’on prolongeait sa vie artificielle pour ne pas les extirper trop tôt de leur déni face à l’inévitable. Ramenée à notre problématique de la presse en crise, c’est du pur gaspillage.

6) Je trouve cette mesure douteuse, à la limite du mauvais goût : désamorcer les critiques fondées en tendant la main de façon ostentatoire. La presse commençait à se mobiliser pour reprendre de son indépendance, mais il est évident qu’une fois le spectre de la crise bien en place, une aide providentielle devient vite un outil de pression sous-jacent, condamné à rester au stade du non-dit (et de la rétention anale freudienne pour pas mal de rédactions qui vont se sentir très constipées dans les mois à venir je pense).

7) le "jeune" est utilisé dans ces mesures comme un alibi démagogique. Un point de vue intéressant ICI en fait l’otage, voire "le bouc émissaire d’une politique visant à soutenir un pan de l’économie en déclin".

8) Enfin, une telle mesure fait inévitablement écho aux si vives, et si vaines, si pathétiques critiques dont Google a fait l’objet de la part de la presse, tout récemment : on parle même de "guerre", ce qui me semble un comble de vanité pour ce débat en particulier.
 
Débat qui n’a pas lieu d’être, d’ailleurs je n’ai même pas envie de développer ici, d’autres abordent le sujet de la crise (amplifiées au passage par le prisme de ce ressentiment envers Google) de la presse mieux que je ne pourrais le refaire, certains en reprécisant bien les mesures, d’autres de façon bien débattue, voire riche et passionnée, ou encore didactique et bien étayée , enfin, en survol.

Et la matière est encore très riche.

 

Moi

POUR ME PRESENTER à titre « pro »

POUR ME PRESENTER à titre « perso »

jobsesame alibaba

Passionné par l’écosystème 2.0 et l’innovation dans les media et le marketing on line, je suis un entrepreneur récidiviste : j’ai d’abord commis JOBSESAME, tout premier site emploi en France arrivé en même temps que Careermosaic (ouhla, ça ne rajeunit pas), revendu (grâce à son succès initial auprès d’un pool de grands recruteurs) début 1999 à Monster (qui a rebaptisé  ma société Monster France !).

J’étais à l’époque encore étudiant à HEC et cette société qui traitait avec toutes les autres grandes écoles de commerce et d’ingénieurs en mode « partenariats intensifs » a tout bonnement dérangé (à l’époque mettre les CV de leurs étudiants et anciens ON LINE était littéralement une source de panique pour les directions complètement larguées par le phénomène Internet : donc non, je ne suis pas dans le délire de persécution je vous rassure), et a suscité l’ire de la direction craignant d’être prise en flagrant délit d’ignorance, elle s’est paradoxalement psychorigidifiée et s’est maintenue, contrairement à l’ESSEC ou à l’ESCP à l’époque qui nous soutenaient avec enthousiasme et sans réaction chauvine, dans une étonnante étroitesse d’esprit au point d’intriguer suffisamment pour me punir en ne m’accordant pas le diplôme HEC après ma fin de troisième année, simplement parce que j’avais ce projet entrepreneurial dans la peau et que je le trouvais SAIN.

Une pétition envoyée à l’administration par le collège des grandes entreprises qui m’avaient soutenu dans ce projet n’a fait que les maintenir dans la certitude qu’il fallait me virer puisque cela faisait partie de leur tactique : désavouer mon projet publiquement et empêcher les grands recruteurs d’y souscrire (car je risquais de me positionner en intermédiaire dérangeant). Bref, j’ai été très gentil à l’époque de ne pas révéler les noms des gens qui sur ce glorieux campus n’avaient pas été virés après avoir néanmoins été interpelés pour viol ou usage de drogue : car cela arrive aussi à HEC, mais la crainte d’un vrai scandale et les relations avec les « fils de » ont vite eu raison de leur courage. Il valait mieux virer en tout cas un créateur d’entreprise gênant.

Après le rachat de ma société par Monster, l’administration s’est montrée à la fois prise d’un certain remords (du moins certaines personnes clés dans ma sphère de contacts), et très hypocrite (pour les autres qui s’attendaient je crois à ce que je finisse par leur faire un procès qui trouverait un écho auprès des recruteurs « clients »), et quand ils m’ont proposé de me réintégrer c’était, pour sauver la face : sous la forme d’un repiquage en troisième année (que j’avais déjà accomplie !) -

Mais voilà : j’avais déjà plutôt bien lancé ma carrière et de passionnantes missions au sein de Monster Europe, j’étais basé à Londres et Boston, je m’éclatais vraiment bien dans mon job, et pour tout dire, j’étais si furieux contre eux (je le suis toujours dix ans plus tard) : j’avais tout de même intégré cette école depuis une obscure prépa de province, je m’étais endetté pour payer ces études coûteuses – bref, merde, j’avais du mérite et j’avais fait mes 3 années jusqu’au bout tout en étant entrepreneur : autant dire que j’ai vraiment beaucoup travaillé, souffert, et mis à profit mon passage dans l’école pour apprendre énormément.

Je « devais » donc retourner en troisième année après deux ans passés chez Monster, loin de cette école qui m’avait injustement puni (et je vous passe les détails des dommages collatéraux sur mon moral et celui de ma famille) : je le redis, cela leur permettait de sauver la face et de réintégrer ce que j’étais après tout devenu grâce à la vente de Jobsesame à Monster : un successfull entrepreneur – sachant qu’entre-temps ils ont fini par comprendre que mon produit de Job board dédié aux grandes écoles était une offre solide, mais surtout que c’était le sens de l’histoire (ça semble rigolo d’écrire ça aujourd’hui en plein 2.0) et que le meilleur moyen de garder un certain contrôle, c’était encore de travailler là-dessus avec un de leurs diplômés, pardi ! C’est d’ailleurs une confidence que m’a faite la directrice de l’association des anciens à l’époque : m’annonçant que j’avais lancé la majeure « e-entreprenariat » avant l’heure et que j’étais un exemple.

Bref, quelque chose d’étrange s’est passé : je réfléchissais à retenir leur proposition et retourner la queue entre les jambes, REFAIRE une troisième année et m’aplatir devant la raison du plus fort, jouer leur jeu pour ne pas perdre mon adhésion au club élitiste des anciens (ben oui, on a peur de n’être plus grand chose sur le moment) et, plus gênant néanmoins, laisser tomber un job qui me passionnait chez Monster. Nous étions en septembre 2001 : j’ai atterri à Boston le 11 même, quelques heures après que les tours se soient écroulées. Je me suis retrouvé dans une société où les gens étaient en larmes ou pour le moins bouleversés : il faut l’avoir vécu pour saisir l’intensité de ce moment. Je ne pouvais quant à moi pas prendre l’avion du retour pour faire ma « rentrée des classes » à HEC (aéroports bloqués). Et là, dans ce contexte perçu dans l’instant comme totalement apocalyptique, je me suis fendu d’un email à Bernard Ramanantsoa, le Directeur général de l’école et merveilleux intriguant-tacticien (facile en fin de compte face à jeune naïf de 25 ans et guère glorieux), email avec en copie tous les profs et membres de l’administration que je connaissais, et là, je crois avec le recul que j’ai écrit la première page de ma nouvelle vie d’adulte véritablement indépendant.

J’ai intitulé ce mail « Apprendre à oser ? » paraphrasant ainsi le slogan prétentieux qu’arborait l’école à l’époque. Et pris d’une énergie libératoire dans la catharsis ambiante, je leur ai enfin dit à quel point ils m’écœuraient et n’avaient pas un seul instant été à la hauteur de cette baseline si souvent mise en exergue. J’ai ainsi choisi de tourner la page, de ne plus perdre de temps avec eux, et j’ai continué une carrière Ô combien plus instructive dans un univers anglo-saxon où l’on ne m’a jamais demandé, contrairement à ce réflexe obsessionnel français, de quelle école je venais.

Pourquoi je prends le temps de raconter cela ici ? C’est peut-être inapproprié, mais ce blog est mon espace de vérité, et j’en ai assez de devoir réexpliquer cette histoire à tous ceux qui parfois me questionnent sur ma provenance.

Je le raconte aussi pour dire que, si l’on peut souvent reprocher aux anglo-saxons d’être un peu trop prévisibles, et d’avoir bien d’autres défauts, je me suis du moins passionné pour leur culture business ouverte et constructive, parce qu’elle a été pour moi une véritable révélation doublée d’une bouffée d’oxygène pour échapper mentalement au contexte feutré, déconnecté du monde réel, imprégné d’un obscur mélange de narcissisme et de ressentiment qui est celui de l’élitisme à la française (grandes écoles, réseaux d’anciens qui ferment l’accès aux postes clés dans tant de grandes entreprises, etc.).

Et finalement, je suis heureux quand je croise un ancien HEC, de ne pas me reconnaître dans cette petite lueur de certitude que je trouve dans son regard : je ne dis pas cela méchamment, je rencontre des types super bien, mais je parle de cette imperceptible sensation d’être professionnellement au-dessus de tout soupçon parce qu’on a acté dans une grande école de ce que l’on estime être son mérite et son talent. Mon point de vue est aujourd’hui unique, car je réalise que je vis beaucoup mieux, plus alerte, plus heureux avec la petite dose d’insécurité salutaire que me confère le souvenir de cette déconvenue et la nécessité dans laquelle je me sens de devoir toujours en faire des caisses ou presque, pour montrer ce que j’ai dans le ventre, dans la tête, dans mon cœur – et jamais dans mon CV. Ce qui n’est pas plus mal.

A tel point que j’en suis arrivé à la certitude intime qu’une partie du mal français est d’avoir créé des élites hermétiques et auto-satisfaites mais ceci est un autre débat.

Ainsi, après cette sympathique aventure qui a débouché sur une responsabilité européenne pendant 4 ans chez Monster.com (j’étais responsable de l’innovation produit et du business développement pour 14 pays, sic), je me suis lancé à nouveau dans l’entreprenariat en créant WEBCASTORY, un studio RICH MEDIA spécialisé dans la création de sites rich media et campagnes de buzz et de WEB-TV. Je l’ai fait vraiment avant tout pour être heureux, car je suis incroyablement épanoui dans ce métier et surtout dans ma façon de le faire, entre artisanat créatif et recherches sur les innovations web et visuelles.

Pour ajouter une anecdote pour laquelle je plaide d’avance coupable d’infantilisme délicieux, je suis assez fan de notre petite fée Webcastory qui égaye notre site web – elle traduit bien notre esprit bon enfant et notre souci créatif.Webcastory, Rich media

Aujourd’hui, je suis de plus en plus connecté à la blogosphère et passionnément attentif aux nouveautés de l’écosystème digital (voir mon « weblog-TV » : www.techTOCtv.com).

Et je suis un évangéliste acharné, la preuve, je ne peux m’empêcher de vous demander si…

.. vous avez pensé à scénariser une partie de votre site en rich media pour réserver un accueil agréable pour votre audience ?

Et je vais vous dire pourquoi le sujet me passionne : des études comportementales fascinantes (comme celle de Millward Brown de fin 2007) réalisées auprès de plusieurs milliers d’individus démontrent que, si l’on compare l’impact d’un message pub qui passe à la télé traditionnelle avec celui d’une e-pub vidéo ou rich media, cette dernière pulvérise littéralement les attentes et domine le support TV dans tous les aspects que sont :

- le niveau d’attention porté au message pub;

- le niveau de mémorisation;

- l’impact notoriété;

- l’opinion favorable vis-à-vis de la marque;

- l’efficacité commerciale.

Et nous sommes complètement immergés depuis des années dans ce domaine de réflexion avec pour originalité principale notre tout intégré : réalisation de sites et campagnes rich media (buzz marketing, vidéo mail, web télé…) et outil de production vidéo pointu en interne (avec un plateau Tv dernier cri !).

Alors voilà, puisque j’y suis : WEBCASTORY, c’est quoi ? C’est un ensemble tout intégré composé :

* D’une agence rich media impliquée (depuis les prémices de la vidéo sur Internet au début des années 2000) dans l’élaboration de dispositifs et de campagnes repoussant toujours plus loin les limites de ce format;

* D’un studio de créatifs totalement dédiés à la création de sites web rich media;

* D’un pôle conseil pour la diffusion de vos campagnes : marketing viral, placement media et études d’utilisabilité.

* D’un outil de production dernier cri (exemples : 16 caméras, 2 plateaux, traveling, grues) nous permettant de déployer facilement des chaînes web-TV de qualité broadcast.

* D’une solution, ou plateforme logicielle , permettant d’héberger, diffuser et gérer des contenus rich media en particulier pour développer des web-TV.

Venez nous visiter : http://www.webcastory.com

Je m’appelle Frédéric BASCUÑANA, j’ai 37 ans.

Le jour, je suis un entrepreneur aussi tenace qu’une arapède sur son rocher.

La nuit, je suis un éternel étudiant qui n’a toujours pas apaisé sa boulimie de lire, de voir, d’apprendre et de partager.

Voici mes profils LinkedIn, Facebook, et Viadeo. Mon Twitter et mon Friendfeed pour connaître l’activité on line que je souhaite partager.

Mes passions et centres d’intérêt (dans le désordre):

- Les livres (je suis bibliophile et je ne peux pas m’endormir sans un bon bouquin dans les mains),

- L’écosystème 2.0 (je sponsorise notre propre web-TV à ce sujet), et le simple fait de bloguer,

- La photo (je fais partie des dingues qui se sont acheté un D3),

- La réalisation vidéo (étudiant, j’ai développé la télévision de mon campus – Videcom HEC, potache et sympatoche – et créé ma société dans la foulée… une boîte de prod pour réaliser des court-métrages),

- La plongée-sous marine (je ne plonge qu’avec mon appareil photo submersible),

- Le  squash (fabuleux sport que je voudrais pouvoir pratiquer à temps dans une vie idéale) – mais aussi le roller et le beach volley : trop génial !

- le cinéma, je collectionne les DVD comme un maniaque et je vais tenter de partager ici mes impressions sur les films que j’ai vus (quand ça vaut le coup !)

- Les chats (j’en ai 6, sic !), ce sont tout simplement des êtres gracieux et parfaits.

capriciosa

Tenir un blog c’est s’exposer au jugement et à la critique. C’est aussi une forme d’égotisme courageux : c’est pourquoi je suis avec attention les vrais blogueurs, que je passe même évidemment beaucoup plus de temps à lire que je n’en passe à écrire moi-même.

septembre 1, 2008