Fiat lux : la luminothérapie c’est pas des conneries.

Au cas où quelqu’un recherchait des informations sur la luminothérapie sur Internet et tombe sur cette page au gré du hasard des moteurs de recherche, j’espère pouvoir apporter de l’eau à son moulin en lui disant que oui, c’est prodigieux, ça marche. En voici brièvement mon expérience.

  

Sur moi, ça fait l’effet d’une série de 3 cafés bien noirs (sachant que je n’en bois jamais).

luminotherapie

  

Ma fiancée m’a offert une lampe pour mon anniversaire il y a maintenant près de deux ans (c’est pourquoi je peux en parler avec un minimum de recul) en sachant que je déprimais un peu à force de bosser souvent dans un bureau sans suffisamment de lumière du jour directe.

 

 

 

 

Je vous le confirme : il y a vraiment quelque chose qui se passe.

Et non, ce n’est pas un délire New age fondé sur un vague mythe scientifique mal documenté : le cerveau réagit effectivement aux stimuli d’une lumière à 10.000 lux, et les scientifiques expliqueraient mieux que moi le phénomène de sécrétions hormonales générées par notre corps pris dans l’illusion de cet afflux de lumière salvateur. Fiat lux : que la lumière soit. C’est peut-être pour empêcher notre cortex cérébral de fabriquer trop de dépression que le bon Dieu a laissé un soleil.

  

La lumière ne fait certes pas tout – mais presque.

  

N’hésitez pas, c’est une excellente trouvaille pour surmonter l’inévitable baisse de régime que l’on subit (presque) tous pendant les longues journées assombries de l’hiver.

  

Encore un peu cher néanmoins : et c’est justement là que le bât blesse.

Il faut attendre que cela se démocratise.

 

Les bons modèles sont chez Nature et Découverte ou bien sûr parfois un peu moins chers sur le web.

 
 

 

Concentration et surcharge de travail : calmer l’excitation et revenir aux fondamentaux

C’est en pleine bourre à près de 2h00 du mat, pressé et en retard dans moult livraisons que je développe un vice particulier : perdre du temps, et explorer le monde avec une oisiveté dont je suis incapable dans les situations où je n’ai pourtant réellement rien de mieux à faire… et voici comment je me soigne

  

Mais tout d’abord, c’est en effet dans cet état d’esprit contradictoire que je tombe de fait sur un billet de Monsieur Vinvin, un de ces sympathiques petits génies désordonnés de l’entreprenariat du web, doublé d’un homme de lettres incontestablement lisible (et quel bonheur de passer des blogs bâclés en mode quasi texto à un univers plus coquet où l’on prend soin de chalouper ses phrases avec un minimum de rythme, où parfois le plaisir d’écrire est plus perceptible que la volonté d’avoir raison et c’est ce qui fait toute la beauté de la chose – alors voilà pourquoi je le lis le sourire aux lèvres ce gars-là - parce que j’aime les gens qui se délectent d’aimer la langue française), et dont il faut, c’est presque un devoir, aller de temps à autre visiter sur leurs sites ce qu’ils mijotent – histoire de se motiver à leur lecture par une poussée incontrôlable de stress ("oh putain comme ça va vite et comme ces mecs ont tout compris avant moi!"), puis d’humilité ("où trouvent-ils cette capacité de travail, ils sont partout… je ne pourrai jamais être aussi assidu qu’eux…"), puis de relatif désespoir ("ils ont conquis le Far West à notre place : que nous reste-t-il ?…").

  

En somme, un mélange de sentiments abyssaux auxquels on est confronté quand on a le malheur d’avoir l’esprit un peu ouvert (car ce n’est pas innocent, ça coûte cher de lire des gens plus intelligents que soi : c’est une baffe permanente dans la figure).

  

Et cette fois, son billet de ce soir a quelque chose de rassurant : le bordel sans nom sur son écran de PC.

Je m’y retrouve. C’est tout l’intérêt du blogging : le temps d’un frêle coup d’œil intrusif dans ce que l’autre accepte d’entrebâiller comme voile sur sa vie, et nous voilà temporairement frères de galère, de cause, ou de futiles considérations (c’est un peu comme le poète : le blog reflète les girouettes que nous sommes) : cela ne dure que quelques fractions de secondes et c’est purement subjectif (pour ne pas dire le plus souvent inutile), mais c’est une bouffée d’oxygène ontologique. Ben ouais, je blogue donc je suis… les autres.

 
En résumé, le bureau de Vinvin :

Anxiogène et paradoxalement stimulant – source d’une sorte d’adrénaline intellectuelle que l’on pressent dans son monde hyperactif : à chaque fois que cet acharné de la création et de la parlotte libertaire et bien posée regarde son organisation du moment, il a petit coup de flippe, mais ça le fait avancer.

 

 Et il transforme ça en expérience – CQFD, retour à la stimulation intellectuelle, il cherche et trouve un bouquin pour intellectualiser le problème – ce gars me plaît bien, décidément.

 

Parenthèse : Les plus grands de ce monde vivaient dans un bordel organisé : les livres construisaient des tours de Pise improvisées sur les coins de bureau, les objets équivoques dessinent monts et vaux dans le paysage accidenté d’un cabinet où l’on devine la création fiévreuse, tout ce qui est accroché aux murs sustente le seul visionnaire capable de le comprendre, et même les fringues et autres plateaux repas tracent des boulevards, des ronds points et des impasses tout autour de leurs pieds.

Travail intellectuel, Jean Guitton

  

Vinvin doit donc avoir, tout autant que Loïc Lemeur son pote, un bureau d’ordinateur fort instructif : ils devraient nous les montrer plus souvent, cce n’est pas du voyeurisme. C’est de la révélation : mais comment font-ils ? –

  

Ben, trong>ils ne "font" pas, ils défont, ce sont des acrobates, des virtuoses du traitement de l’information.

  

Alors toi Fred, me dis-je, quand dans ta monomanie d’entrepreneur compulsivement organisé tu t’inhibes de peur de mal faire, et que tu ne laisses aucune place au bordel, tu annihiles au passage la source de créativité forcément désorganisée que seul ton bordel peut véhiculer si tu l’acceptes.

  

Donc ceci est ma micro contribution, pour s’organiser sans perdre l’étincelle de l’instant, pour se ressourcer sans trop s’éloigner, pour se dépasser sans trop s’épuiser à se surpasser, histoire de tenir la distance : ce n’est, c’est sûr, qu’un tout petit conseil, mais un conseil qui me semble plus en accord avec le QI de Vinvin que le livre qu’il cite, un conseil d’une valeur inestimable si je puis dire : et ce conseil ne porte que sur un autre livre.

Et je serais fort honoré que Vinvin qui est un homme de lettres me fasse l’insigne distinction, si je puis prétendre à 30 secondes de son attention cybernétique, d’accorder le bénéfice du doute au graphomane noctambule que je suis en le suivant : il n’y a jamais eu plus stimulant quant à l’organisation et au maintien de sa force de frappe intellectuelle que ce livre de Jean Guitton : LE TRAVAIL INTELLECTUEL.
Cet ouvrage fait des miracles, il apaise et renforce, guide et libère.
 
Je serais, enfin, super top yahoo enthousiaste si par dessus le marché Vinvin pouvait non seulement suivre ce conseil d’un sincère admirateur, mais dans la foulée penser à m’envoyer un message dans quelques temps pour me dire si j’ai eu raison ou tort d’insister aussi lourdement.

 

Car Jean Guitton is a superstar !

 
 

Mieux vivre

Ici je souhaite simplement me contenter sans grande prétention, lentement mais sûrement, de partager, consigner et je l’espère découvrir grâce à vous, de vrais conseils santé de grand mères et autres trouvailles de bon sens (à tendance forcément New Age je l’avoue à mon grand dam !), dans l’esprit d’une tradition dont aujourd’hui seuls les blogs me semblent les garants durables ! Je ressens d’ailleurs un sincère plaisir à l’idée que cela puisse être profitable aux lecteurs de ce blog.

janvier 1, 1970