« Ne doutez jamais qu’une poignée d’invididus puisse changer le monde. En réalité, c’est toujours ce qui s’est passé. »
Margaret Mead
Aparté
mars 27, 2009
Un… « méta-networking subscription agregator tool » ?
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Je me suis fait une réflexion toute bête depuis que je m’amuse à devenir friand utilisateur de Facebook, Viadeo, LinkedIn, Plaxo, etc. – ne serait-ce qu’en répondant « OUI » aux invitations que je reçois… depuis tous ces réseaux qui se tirent forcément la bourre, partent dans tous les sens, et ont pour défaut d’émietter mes sources de contacts (car évidemment il n’y a pas qu’un seul standard). J’en profite donc pour vous poser la question : Connaîtriez-vous un outil permettant d’envoyer une demande d’invitation qui comprenne la possibilité de se connecter d’un seul clic à plusieurs réseaux comme par exemple Plaxo, LinkedIn, Facebook, Viadeo, Orkut, etc. – bref qui compile tout les réseaux sociaux qu’on utilise dans une seule page ? [J'en profite pour ajouter qu'il existe trop peu d'outils fonctionnant un mode plugin avec Outlook : celui proposé par LinkedIn est une catastrophe qui plante constamment, celui de Plaxo est le seul à peu près viable]
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Je m’explique par un exemple : Quand j’envoie une invitation LinkedIn à quelqu’un, il se peut simplement qu’il ne réponde pas parce qu’il a un compte Viadeo uniquement et ne se sente pas concerné par LinkedIn. Donc dans le doute, il m’arrive d’envoyer deux invitations : Viadeo + LinkedIn, sachant que Plaxo est pas si mal et que rester aussi connecté via Facebook c’est pas con… sans parler des autres… Bref, je me suis dit qu’il y a avait forcément une société qui avait pensé à créer un agrégateur / compilateur de réseaux sociaux où l’on puisse inviter une même personne à se connecter via un networking tool, mais qui d’un seul clic, ou du moins sur une seule et même page, pourrait cocher plusieurs cases et dans un seul process pourrait se connecter sur plusieurs réseaux : qui saurait si ça existe ou si c’est sur le point d’être développé ? Si ça existe pas, il faut absolument que quelqu’un pense à créer ce « méta-networking subscription agregator tool » !!! Sinon ça risque d’être moi ! |
janvier 28, 2009
Kinetic Typography
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Après avoir diffusé ici même pour une toute autre raison le clip très fameux intitulé "The Machine is us", je me suis aperçu que les clips basés sur les animations de typos étaient mine de rien devenus une discipline à part entière :
C’est d’ailleurs même l’objet d’un concours sur Youtube :
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Je retrouve avec un immense plaisir l’illustration de ma complète certitude sur l’idée que la vidéo et le texte vont de plus en plus s’interpénétrer. Et de ce puissant rapprochement, le rich media n’est que le frémissement d’un épiphénomène annonciateur.
Une façon d’écrire qui reste néanmoins totalement encore à inventer et pour laquelle nous ne faisons pour le moment qu’entrevoir les prémices.
Il sera un jour aussi simple d’insérer un effet vidéo que de taper un texte sur un clavier. Je crois même, sans pour autant rentrer dans une mystique naïve de la vidéo, ni me montrer fanatique de mon métier, le rich media, qui préfigure mine de rien tout cela, qu’il y a quelque chose de poétique dans cette quête.
Cioran, qui est à mon sens la plus belle plume d’essayiste que j’ai jamais lue, disait qu’il n’était pas arrivé à ne serait-ce que s’approcher comme y parvient la musique, de la perfection ultime dans l’expression d’un sentiment.
La musique combinée au texte et à la vidéo seront peut-être bientôt, plus tôt qu’on ne le pense, un mode d’expression à part entière.
Les V-Jay en sont à mon sens les figures de proue, artistes avant-gardistes d’un mode d’expression, qui déjà, affecte à des touches sur un clavier une illustration vidéo supposée créer un artifice visuel et tout cela combiné ensemble crée dans la continuité un clip vidéo en live.
Quelque chose de vraiment révolutionnaire se prépare, et nous ne faisons que l’effleurer encore. |
janvier 6, 2009
The Machine is us
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Si je voulais un jour expliquer à mes enfants le genre de frissons à la fois anxiogènes et orgueilleux qui ont parcouru l’échine de l’humanité dans les premiers temps de l’avènement du web, je leur montrerai cette création :
Si Gille Deleuze était encore vivant, il n’écrirait pas sur la fascination qu’exerçait sur lui le cinéma, mais bien sur le web 2.0.
Indépendamment de toutes ses applications concrètes et pratiques le web a supprimé la linéarité de l’écrit. Procéder par associations d’idées semble désormais un lieu commun du quotidien, on ne prête plus guère d’attention à la révolution fondamentale qui s’opère dans notre rapport au monde, aux idées, à autrui.
Mais nous ne serons pas les mutants d’une nouvelle capacité cognitive. Cela concerne nos enfants, et ceux qui grandissent dès aujourd’hui avec ce mode d’expression centrifuge des idées : du centre vers la périphérie des liens associés, et ce dans un perpétuel va-et-vient qui densifie notre pensée et son rapport au texte.
Roland Barthes avait écrit un joli livre sur le Plaisir du Texte, que je recommande, bien qu’il soit parfois dense et ardu. Je pense qu’il faut qu’un ethnologue et un linguiste complètent ses théories à l’aune du 2.0
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Rappelons que le texte, c’est la texture : l’étymologie opère ici un rapprochement troublant. Un texte qu’on décrypte se découd comme un pull en laine qu’on effiloche patiemment. Mais la texture du web, c’est un canevas plus dense : son canevas lie chaque mot, du moins potentiellement, avec tous les autres de façon radiale ou à 360 degrés.
N’est-ce pas aussi la condition des monades humaines que nous sommes depuis l’aube des temps ? Cette interconnexion définit notre condition et comme le suggère Howard Bloom dans le très surprenant Cerveau Global (Tome 2 du Principe de Lucifer), nous tendons à reproduire le schéma d’interdépendance des organismes unicellulaires qui nous étions pour tendre vers une intelligence de plus en plus adaptative. Une entéléchie.
Si l’on y réfléchit un tout petit peu, les centaines de commentaires associés à cette vidéo sur YouTube et qui font plus ou moins référence à un futur inquiétant prêtent à sourire (certain voient mêle dans la machine le symbole potentiel de la Bête biblique, pourquoi pas l’apocalypse tant qu’on y est ?): il faudra des siècles d’évolution pour être un jour capable de tirer les conséquences de cette évolution – dont je ne doute pas pour ma part qu’elle aura, comme toute transformation majeure au cœur de nos civilisations, un impact profond jusque dans les gènes de l’humanité.
Ceci étant dit, il faut avancer sans suspicion ni hésitation, s’engouffrer dans la nouveauté, l’épouser intensément : tout questionnement face au changement lui retire de son indispensable innocence. |
janvier 2, 2009
Mesrine ou le retour d’un certain cinéma français
Enfin un film qui renoue avec la tradition des bons vieux polards français comme on les aime.
Il y a une écriture, un style électrique, une force dans la mise en scène.
Richet est complètement habité par son sujet, et on ne pourrait pas en dire autant de Cassel tant le terme serait insuffisant pour décrire l’osmose jubilatoire et paradoxalement sobre et maîtrisée dans laquelle il se trouve lié à son personnage.
On décrit parfois un chef d’œuvre en se disant qu’il faut passer sous un pieux silence les quelques petits moments d’ennui que l’on aurait pu éprouver (et qu’il faut savoir sublimer en parenthèses contemplatives nécessaires à la construction de l’ensemble…) : là, nul besoin de mettre un seul instant son attention ou ses émotions en sommeil, ce film a parfaitement dompté tous les pièges possibles de l’ennui. Pas une seconde ne manque d’intensité, pas une scène qui ne nous saisisse par les lobes frontaux pour nous empêcher de penser à quoique ce soit d’autre. Sous des apparences de réalisation épurée, le film regorge de sophistications discrètes avec lesquelles il a l’intelligence de ne jamais envahir le spectateur (comme trop de réalisateurs ont tendance à le faire, souvent, pour nous pondre l’inévitable show reel de leur maîtrise du cadre) : Richet s’efface derrière son sujet et le sublime d’autant plus facilement, parce qu’il l’approche avec une délicatesse qui rend sa brutalité à la fois plus crue et plus humainement intelligible. Derrière sa force bestiale, ce film (qui sera très vite un classique) laisse ronronner en arrière-plan une écriture toute faite d’équilibres et de choix subtils.
Merci les gars, vous m’avez donné envie d’écrire ma première critique de film sur ce blog immaculé, en espérant que ce soit la première d’une longue série. Parce que je sens que les bons polards français sont de retour.
octobre 24, 2008
Blogshot
Ici tout est plus bref, en tout cas c’est le petit shoot d’information que j’ai besoin de diffuser de façon moins posée qu’ailleurs, sans réfléchir, ad hoc. C’est presque du "Touit" pour moi – même si je ne suis pas fan de Touitteur.