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Enfin de l’exemplarité pour la non discrimination à l’embauche : Nos Quartiers ont des Talents

Un ami me disait récemment : « les gens qui ont réussi dans la vie m’intéressent moins parce qu’ils sont bien plus préoccupés à s’arroger de nouveaux droits qu’à se rappeler de leurs devoirs ».

Or j’observe cette initiative, jetez un oeil pour me comprendre.
Je ne sais pas si vous réalisez la teneur quasi miraculeuse de ce que font les entrepreneurs du niveau de M. Claude Bébéar lorsqu’ils s’investissent ainsi en faveur des jeunes, mais il font tout le contraire !

Alors qu’en effet, depuis déjà très longtemps, il n’a absolument plus rien à prouver, M. Bébéar se positionne en faveur de NQT, pour instiller une capacité d’autocritique et de remise en question chez les entreprises, et pour favoriser un peu plus de justice sociale : il réalise là quelque chose de parfaitement désintéressé. Il oublie tous les droits et toutes les possibilités immenses que lui accorderait probablement sa bonne fortune et se définit une ligne de conduite en fonction de ce qu’il estime être ses devoirs d’homme capable d’une grande influence.

Voilà, j’espère juste que vous serez comme moi, plusieurs à saisir l’importance de la chose et à percevoir l’absence totale de flagornerie dans mes propos : que le fondateur d’Axa, une des entreprises en France qui a créé le plus de richesse, prête son temps et accorde ses conseils et sa sagesse à NQT est en soi un signe encourageant pour cette initiative.

Et bien entendu, une démarche exemplaire à l’aune de tous les débats et dérapages dont les médias se font habituellement l’écho un peu vite, et que nous ne sommes pas peu fiers de relayer à notre façon. j’espère aussi que vous pourrez faire de même en transmettant ce lien à vos directions générales car l’ambition de NQT c’est de grandir et de trouver d’autres parrains volontaires pour offrir quelques heures de leur temps chaque mois pour des jeunes qui le méritent.

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Des nouvelles depuis techtoc.tv où je m'exprime souvent

  • L'approche do it yourself permet de buzzer les sujets de la web-tv avant même qu'on les ait produits

    Article de blog publié par Frédéric BASCUNANA
    Vous le savez, notre approche, notre style, nos gènes, c'est la web-tv collaborative. Demain, et pendant 3 jours, techtoc.tv (qui fait désormais partie intégrante du bouquet cafeine.tv, en phase beta), sera présent avec son studio mobile sur le salon Stratégie Client, couplé d'ailleurs avec le salon eMarketing que nous couvrons aussi. Pour voir le dispositif jettez un coup d'oeil c'est ici : http://techtoc.tv/scem 60 créneaux d'enregistrements ont été ouverts pour vous permettre de maîtriser sur le bout des doigts cet vécosystème de la Relation Client qui, dans son ensemble, est digitalisé ou propose la bonne manière de réussir cette transformation numérique. Comme tout ce qui est collaboratif, ça ne s'est pas fait sans douleur : c'est pour nous une opération qui doit conserver sa dimension fun et pédagogique, pour laisser la parole à des pros visionnaires, smart, et engageant, mais elle a parfois généré son lot de complexités, notamment par le départ d'un sponsor qui a nous a obligés à revoir le modèle économique, pour éviter d'annuler l'opération, et notamment l'organisation : en somme, les personnes interviewées en plateau peuvent toujours intervenir, mais il leur faudra débloquer un budget de 500€ pour que le montage et la diffusion puissent être générés par la suite (s'ils sont du moins satisfaits du résultat en sortant du plateau). Un tarif symbolique qui se révèle d'ailleurs booster d'engagement pour les plus motivés. Je tenais à partager un signe intéressant : la façon dont les sujets, et cette page notamment, commencent déjà à buzzer avant même que les enregsitrements aient eu lieu.  Je vous livre donc, sans autre forme de procès, la répartition des audiences liées aux visiteurs de la notre réseau, venus visiter la page, c'est très encourageant voyez vous-mêmes : (au moment où je publie ces lignes, cette page http://techtoc.tv/scem listant ses sujets associés ont été consultés 4.168 fois ! Plutôt pas mal sur un sujet pointu n'ayant pas fait l'objet d'un emailing ni d'une stratégie de diffusion : ce n'est que du trafic organique)

  • Recrutons commerciaux : seniors et juniors ! (1 commentaires)

    Article de blog publié par Frédéric BASCUNANA
    ::::: START-UP RECHERCHE SON FUTUR DIRECTEUR COMMERCIAL ! ::::: Webcastory développe une offre de plateforme sociale / communautaire ayant cette année commencé à faire ses preuves : techtoc.tv en est à la fois l'emblême (ligne éditoriale dédidée à l'IT) et l'incubateur, car nous lui avons appliqué les codes de l'innovation ouverte. Dès avril 2009 nous avons en effet intégré les interactions avec nos premiers membres (ils sont aujourd'hui 25.500+) pour en améliorer les fonctionnalités et les capacités. Notre startup a ainsi achevé d'implémenter sa R&D depuis la fin de l'année dernière : 3 années de développements acharnés avec une équipe visionnaire de développeurs pointus. Aujourd'hui la reconnaissance est proche : nos concepts rencontrent une amorce de succès, des benchmarkeurs professionnels considèrent que nos développements ont une avance considérable, et de prestigieuses sociétés sont satisfaites de l'offre "web-TV collaborative" que nous avons créée. Elle sert à stimuler l'engagement des collaborateurs en interne et pour les directions marketing, c'est un outil puissant de génération de leads. Justement, techtoc.tv en est une illustration  : avec plus de 3000 talkshows produits à ce jour, nous pourrions être intégrés dans une nouvelle section du Guiness dédiée à la production collaborative ;-) Dans notre approche, des communautés professionnelles d'internautes experts émergent, exploitent notre outil, et s'emparent des sujets qui sont coproduits et cofinancés par les marques participantes. Cette démarche est sur le point de se développer plus en profondeur et monter en gamme pour la rentrée, nombreuses surprises et nouvelle gamme de produits à l'appui, avec de nouveaux clients et une nouvelle stratégie de "go to market" comme disent les anglos-saxons. Nous évoluons dans un environnement créatif : un studio TV est à la disposition des participants et des clients, nous avons acquis une culture de la création éditoriale qui nous permet d'intervenir auprès de prestigieuses directions marketing. Le dispositif est gratifiant pour ses collaborateurs : on ne s'ennuit jamais !   En effet : Le processus de cocréation génère un stimulant intellectuel permanent, Le réseau professionnel dans lequel nous évoluons nous propulse dans un networking intensif, Notre maîtrise du "social rich media" (notre invention) est une constante opportunité pour être en pointe sur la conception web. Si vous souhaitez vous épanouir et apprendre dans une start-up qui a passé le cap de la survie initiale (on peut dire qu'elle approche la puberté, qui sera aussi un âge à gérer avec des pincettes ;-) ), qui propose au travers de ses moyens de (co)production une manière d'art de vie pour les vrais passionnés, alors cette offre vous concerne. Nous recherchons : deux business developers seniors ; deux contrats pros pour les former aussi.  Ce qui retiendra notre attention dans vos profils : Désireux d'apprendre et de progresser (car nous évoluons dans une sphère de nouveauté et d'innovation), De l'ambition, Un système éthique élaboré : la fidélité à nos valeurs fondatrices est cruciale pour la suite, De la combatitvité et un engagement solide. Vous trouverez chez Webcastory un employeur qui se soucie de vous propulser, qui souhaite vous rendre responsables de vos créations et initiatives, et qui saura les reconnaître au point de vous intéresser à son capital si vous savez vous approprier son objectif de croissance. Soyez préparés : ne postulez pour cette offre que si vous ressentez le feu sacré de ceux qui veulent entreprendre et grandir vite ! Âmes sensibles s'abstenir : nous ne recherchons que de fortes personnalités, qui sauront donner un sens éthique profond aux valeurs que nous portons aussi, car ce n'est pas qu'un job : solidarité envers l'équipe, honnêteté intellectuelle et volontarisme caractérisent notre philosophie. Webcastory a d'ailleurs intégré ces attentes, particulières sur ce marché et en provenance de ses clients : chaque jour nous faisons l'impossible et nous adaptons aux imprévus. Ici, ça dépote ! Play hard, work hard ! Pour postuler : jobs [at] webcastory [point] com

  • Vidéastes : rejoignez-nous en stage ou contrat pro !

    Article de blog publié par Frédéric BASCUNANA
    Si vous souhaitez apprendre dans une petite structure qui dispose d'un studio TV complet, cette offre vous concerne. Nous recherchons de jeunes stagiaires et contrats pros (cadreur, monteur...) désireux d'apprendre, progresser, et qui le fassent avec ambition. L'ambition notamment de trouver un employeur qui les inspire pour un job en fin de stage ou mission, un employeur qui se soucie de vous propulser, qui souhaite vous rendre responsables de vos créations : c'est Webcastory, une jeune société éditrice de plusieurs web-TV (exemple : http://techtoc.tv ), qui crée des solutions rich media pour de prestigieuses entreprises. Pour nous, ce n'est qu'un commencement : dans une entreprise cela se traduit par un engagement intense. Soyez préparés : ne postulez pour cette offre que si vous ressentez le feu sacré de ceux qui veulent apprendre, progresser, entreprendre. Âmes sensibles s'abstenir : nous ne recherchons que de fortes personnalités, qui sauront donner un sens éthique profond aux valeurs que nous portons aussi, car ce n'est pas qu'un job : solidarité envers l'équipe, honnêteté intellectuelle et volontarisme caractérisent notre philosophie. Chez Webcastory, vous devrez être polyvalents : Réalisation de plateaux TV / talkshows (images du studio ici) Montage / postproduction : curiosité intellectuelle requise car les outils évoluent vite Organisation : ne rêvez pas, dans la prod, il faut avoir un oeil sur tout, seuls les plus volontaires se frayent une magnifique carrière, quand ils se sentent concernés par tous les aspects de la production.  Nous cherchons donc des jeunes ayant la capacité de s'impliquer dans tous les aspects de l'organisation. Aucun studio de création audiovisuelle / rich media qui se respecte ne vous donnera un job avec une vision limitée à 5 degrés : c'est toujours bien au-delà qu'il faut savoir s'investir, dans ce métier qui par définition évolue vite et qui nécessite que nous soyons tous polyvalents.  Webcastory a intégré ces attentes en provenance de ses clients : chaque jour nous faisons l'impossible et nous adaptons aux imprévus. C'est ce qui caractérise ce métier ! Aussi est-ce encore plus intense chez nous : un jeune professionnel s'ouvrira à 360 degrés et comprendra tout du métier. Ici, ça dépote !

  • Quand les divas insultent les bloggeurs. (2 commentaires)

    Article de blog publié par Frédéric BASCUNANA
    Je restitue ici un échange dont le caractère anecdotique sera ridiculement inintéressant pour la plupart de mes lecteurs.  Mais il en dit long sur la souffrance, encore à ce stade inavouable et à la limite du tabou, que secrètent les médias sociaux dont nous ne faisons que commencer à découvrir les impacts subtils.  Bien sûr, leur apport n’est plus à démontrer : il y a 3000 vidéos sur ce site qui en attestent, et nous ne serions pas aussi passionnés par l’idée de ce partage, nous ne produirions pas autant de vidéos gratuites, sans pub invasive, pour parler des initiatives des autres, si nous n’étions sincèrement militants de la cause 2.0.  Mais dans le contexte de cette coproduction, de cette cocréation, de cette fascination pour le participatif, le discursif, les publications, qu’elles soient amateures ou pros, diffusées dans les médias sociaux gratuitement, il y a une exposition qui réduit l’énergie du partage à sa portion congrue. Avec le temps. Une sorte d’entropie qui nous épuise, et qui tient aux agressions quotidiennes que tous les blogueurs connaissent. Ces agressions ont ceci de triste, qu’elles sont le fruit d’un acharnement assez étrange contre ceux-là même qui prennent le risque de s’exposer, partager, non sans une certaine générosité, quand bien même serait-elle imprégnée d’objectifs secondaires (comme le soin apporté à son réputationnel) : mais tout de même, cela reste de la générosité.  L’agressivité des foules, l’impression trompeuse que tout est « dû », crée une souffrance insoupçonnée. Une population entière est acculturée par le Welfare state et l’accès aux prestations gratuites : ne changeons rien, mais prenons la mesure de l’impact de ces impressions erronées. J’ai naguère été insulté par des internautes qui ne comprenaient pas que l’accès aux vidéos du site était conditionné par l’inscription au réseau social. J’aurais juré être un représentant de France Télévision, face à un téléspectateur déchaîné, estimant détenir le droit de m’insulter, sous prétexte qu’il paye sa redevance en somme.  Mais je ne suis pas le plus à plaindre : démunis, privés des moyens d’appliquer le principe du droit à l’oubli, beaucoup d’internautes subissent des humiliations bien pires.  Ayant enfoncé cette porte ouverte que puis-je dire ici ? Dans quel but ?  J’ai juste l’impression d’avoir à assumer ce choix, qui est le mien, de poursuivre l’effort pédagogique.  Chose surprenante, je recevais des coups quand je m’exposais – je veux dire : sur les plateaux TV.  Depuis peu, je tiens absolument à valoriser les autres, je m’efface, je produis, tous les lundis, des interviews gratuitement, dans le but, assumé comme tel, et tant pis si l’on me traite de complet bisounours, de rencontrer des personnalités à haut potentiel. Vivre des coups de foudre. Et je leur prête mon studio, je leur donne mon temps, je disparais derrière la caméra, je les abreuve de conseils en communication par la vidéo qui sont le fruit d’une longue expérience.  La plupart, que dis-je, la très grande majorité des gens, me remercient chaleureusement et je me contente de ce petit salaire psychologique, vous savez, la petite tape dans le dos et les yeux qui pétillent de gratitude.  Webcastory commence à trouver son rythme de croisière et je suis ravi d’être en accord avec mon système de valeurs : j’estime avoir une minuscule responsabilité, mais une responsabilité quand même, dans l’écosystème : lui rendre un peu du bien qu’il m’a fait.  Et puis parfois, je tombe sur des divas.  Les divas vous traitent en cloportes : vous les invitez à s’exprimer face caméra, vous pensiez faire une belle rencontre de plus. La diva va tout faire pour que vous preniez la mesure de son urgence : elle vous fait ressentir votre insondable inanité. Vous êtes un marchepied, dépêchez-vous de me servir, vous avez la chance de m’avoir chez vous, prenez-en la mesure, et ne me faites pas perdre mon temps. Et cela va même plus loin : la vidéo enregistrée génère une impatience forcenée : jusqu’à l’insulte. Jusqu’au bad buzz. Jusqu’à passer pour le salaud de service parce qu’on ne bosse pas assez vite pour la diva. J’ai une fois laissé mon studio, entre les mains d’une chouette nana, qui a animé toute une journée des plateaux, plateaux dans lesquels est intervenue une société qui l’a recrutée dans la foulée. Cette personne ne m’a jamais remercié : au contraire, elle voulait me facturer son service. En 4 ans ce fut mon expérience la plus cuisante.  Mais là, j’ai encore dépassé le record de l’ubuesque ingratitude.  Pourtant je suis super positif ! J’adore vous rencontrer en interview : un lien délicat et précieux s’établit.  Je suis d’ailleurs tellement prédisposé à prendre du plaisir que je pêche, je l’avoue, par excès d’enthousiasme. Mais l’enthousiasme, c’est la vie non ? C’est une sève aussi précieuse par les temps qui courent, que le plus pur des nectars d’ambroisie. Et je m’y abandonne volontiers. Comme je l’ai fait lorsque j’ai reçu un communiqué de presse à propos d’un site de dating d’un genre intéressant. Bien que le branding ne m’ait pas semblé digeste, que le design du site m’ait semble encore rudimentaire, le potentiel m’a interpelé : amusant et astucieux. Néanmoins, ce qui m’a encore plus interpelé, c’est l’âge du créateur : 16 ans ! J’ai voulu percer son secret, je m’attendais à rencontrer un jeune disert et partageur. Et je ne souhaite pas l’accabler ni juger ici de sa prestation, je dirais juste qu’il était au contraire très économe, à l’extrême, de ses mots. Ce qui ne fut pas le cas de sa maman, omniprésente. Une diva dans toute sa mesure : splendide spécimen. Cette maman, extrêmement séduisante et sympathique de prime abord, restera à jamais gravée dans mon parcours, comme l’emblème de l’exigence poussée à un niveau tel, qu’en quelques échanges elle a failli me dégoutter de mon travail. Ou du moins de cette partie de mon activité, dans laquelle j’ai choisi de beaucoup donner. Je me suis trouvé littéralement harcelé d’appels et de messages parce que je n’étais pas suffisamment rapide dans la publication de la vidéo. Au n-ième message de relance (messages vocaux, appels entrants assez flippants dans leur caractère ostensiblement répétitif, SMS, mails…) - j’ai perdu patience et souhaité recadrer. J’ai voulu le recadrage assez froid pour espérer susciter un découragement, et cesser de me sentir spammer, j’ai donc écrit : "Je ne travaille pas pour vous. Je suis débordé. Vous me harcelez. Je représente un média. Je ne suis pas un prestataire, et autre chose à faire pour mon écologie personnelle que rassurer tous les interviewés. Je livre les sujets selon l’agenda du site : ses équilibres, son dosage, nos envies. Notre ligne éditoriale, notre motivation. Merci  donc de ne plus m’écrire, ni mail ni texto. C’est extrêmement pénible et déplacé. Frédéric"   ET voici la réponse :  "c'est moi qui suis déplacée ?  Vous nous avez demandé de monter, 1000 euros...et vous zappez le sujet de Vincent. Pourquoi ce revirement ? Ce n'est professionnel du tout ça...je vous souhaite une bonne continuation ! De toute façon en lien avec de nombreux journalistes, personne ne connait Webcastory...je comprends maintenant ! Nous vous avions pourtant trouvé sympathique, nous nous sommes trompés. Notre première arnaque de l'aventure ! c'est bien d'être un révolté de la société, encore faut il être en accord avec soi même ! Vous n'êtes pas une si belle personne que ça .... Bonne chance" Nota Bene  : elle fait référence aux mille euros que lui aurait coûté son voyage, et non pas une quelconque prestation, puisque j'insiste sur ce point : tout ceci n'est au départ qu'un partage enthousisate. Dans la foulée, la maman surprotectrice et surmotivée m’envoie même un SMS, vers 9h30 du mat, je suis en plein rush, je n’ai pas vu le mail à ce moment-là, mais le message tombe mal, je suis débordé, sous pression, et je lis :  "Quelle arnaque !"   Alors... comment vous l’avouer : là, je sors de mes gonds. Je suis si agacé, et dois-je l’avouer, blessé d’une telle accusation, après avoir tant éprouvé de sympathie pour le fiston, le projet et même la maman, après leur avoir offert mon temps, que sous le coup de la fatigue, coincé dans les embouteillages, je commets l’irréparable erreur de lui répondre. Je l’insulte à ma manière, tentant dans ce processus de lui exprimer mon désarroi, mais je l’exprime sans élégance, durement. Eh oui, j'ai le sang chaud quand on m'agresse. Et je ne parviens pas à m’en vouloir, même si c’est indigne. Pourquoi ? – Parce que je suis indigné dans mes valeurs, blessé. Je produis des contenus de bon cœur, je donne un peu d’amour, je ne facture RIEN sur ces interviews. Je suis heureux de le faire : mais si on me traite d’arnaqueur : là je me transforme en Hulk. Faut pas me pousser dans les orties. Pourquoi est-ce important d’en parler ?  Parce que cet écosystème est aussi pourvoyeur de souffrance. De même que le mal-être a été exploré en RH, que le harcèlement psychologique a été reconnu il y a quelques années, il est des environnements où, là aussi, une seule personne peut d’un coup de fil, d’une remarque, créer du découragement. Alors j’ai besoin de consigner ici mon désarroi, mon sentiment d’horreur : parce que tout ceci dénote d’un manque absolue d’humanité, de souci de l’autre. Parce que, malgré un fantastique capital sympathie de départ, une personne peut se révéler un despote, simplement parce que vous avez eu la faiblesse de vouloir lui offrir un peu de visibilité. Ma souffrance, ayant mené à ce qu’on appelle tous entre nous, fort prosaïquement, un « pétage de plombs » de ma part, est encore plus absurde que celle d’un salarié : pourquoi, parce que dans cette mini production, j’ai poussé un sujet somme toute indigent, par pure et simple sympathie pour un jeune qui entreprend, et que je ne suis ni rémunéré, ni même potentiellement fournisseur de ces gens-là. Je suis juste un passionné d'innovation web facile à influencer. Et ils n’ont strictement jamais, et c’est là le point commun avec la démarche des pervers narcissiques qui opèrent dans certains milieux professionnels, jamais disais-je, strictement jamais, amorcé un commencement de début d’autocritique, quant à la brutalité de leur récriminations. Alors j’ai fait, comme le font à échelle tellement plus douloureuse certains salariés, exploser mon ras-le-bol en insultant vertement cette femme en réponse à son agression. En filigrane, le débat est le suivant : suis-je un esclave de cette société de la surinformation ? Ne suis-je rien d’autre qu’un misérable cloporte, à tout le moins un marchepied, pour ces gens qui ont l’absolue certitude d’avoir donné naissance au Zuckerberg français ? Alors voilà, for the record, j’explose mais je souhaite aussi, pour moi, pour vous, pour les autres, consigner cette souffrance-là : car aussi inepte, aussi négligeable, aussi triviale qu’elle puisse paraître, une souffrance est toujours digne d’être consignée. Cela me permet de la contingenter, cela me permet d’inférer un système de pensée adapté au contexte de cet écosystème 2.0 : cela me permet de conscientiser mon propre travail, mon équipe, mes proches, d’intégrer dans la démarche une mise en garde. Oui, on en prend plein la gueule à partir du simple moment où l’on s’attèle à publier, produire du contenu, même en B2B : nous avons énormément de chemin à parcourir pour apprendre à vivre ensemble dans ces sphères encore abstraites. Comme sur le marché du travail, certaines humiliations passaient longtemps inaperçues. Dans tant d’autres univers, la transparence fera progressivement son chemin. Et peut-être apprendrons-nous à nous respecter. Je consigne donc des extraits de ma réponse – j’ai foi dans le caractère utile de la chose. On ne peut plus impunément indigner, sans qu’une trace n’impacte plus tard, positivement je l’espère, nos méthodologies et la façon dont nous vivons et communiquons. V., Puisque je ne suis plus en colère, j’en profite pour vous expliquer deux-trois choses, sans agressivité, et juste parce que je suis un adepte de la transparence, que j’assume jusqu’au bout, avec les nécessaires pédagogie+partage+archive qui vont avec : -          Dans cette aventure que je vous souhaite vraiment, j’insiste encore sur ce point, de réussir, il va falloir mesurer votre potentiel d’agacement : vous poussez, poussez, poussez : je ne suis qu’un blogueur et heureux de l’être, je n’ai aucune prestation ouverte avec vous, je suis juste un type curieux de vos réalisations, je suis disposé à en parler : même comme cliente vous eussiez été insupportable, alors imaginez : je suis juste un type ravi d’interviewer votre fiston entrepreneur et je subis une pression démesurée : prenez-en conscience s’il vous plait ; -          Je suis débordé, très débordé, et je n’ai pas de compte à vous rendre : à lire vos récriminations qui semblent indiquer une fantastique et très profonde capacité d’analyse psychologique fondée sur un échange téléphonique, une rencontre physique de trente minutes, et quelques SMS + mails, on jurerait que vous évacuez avec moi une frustration qui conviendrait mieux à une relation affective au long cours. Alors pour votre gouverne, je ne suis pas votre petit copain, je ne vous connais pas et je n’ai jamais souhaité en savoir plus, en tout cas pas au-delà d’une sincère sympathie spontanée qui explique ma démarche d’interview. -          C’est triste que ma sympathie initiale vous ait monté à la tête ; moi aussi mon a priori était formidable et j’avais envie de vous encourager : d’où mes messages remplis de bonne humeur et d’admiration sincère pour la dimension entrepreneuriale ; -         (...) -          Ce que vous pensez par conséquent être la cause de votre état n’en est donc que la résultante : vous agacez, et sachez-le, exiger le service comme l’avez fait… ne suscite que plus de retards, car en obtempérant on se sentirait diminué. Cet état de choses est dans le domaine de la gestion RH, une source de souffrance chez beaucoup d’employés. Aussi dingue que cela puisse paraître, c’est exactement de cela que j’ai souffert en très peu de temps : en un temps record, vous avez réussi à propager une énergie si négative, une pression si démesurée face à la réalité de l’enjeu, que vous avez simplement réussi à démotiver une personne qui vous voulait du bien. Je prends donc la peine d’insérer ce mémo : la personne en question n’était ni votre employé ni votre prestataire. Imaginez donc la dimension ubuesque de la situation. -          Maintenant : regardez bien votre propre message ci-dessous et essayez d’en mesurer l’insondable arrogance : décidément, on a l’impression que vous m’avez fait une fleur en venant sur Paris ; -          Or, je vais donc vous faire une confidence, malgré ma sympathie pour vous et votre fiston, je me suis senti harcelé, dois-je le redire, dès le lendemain de votre passage. « qu’est-ce que cela va me rapporter ? » ; « quand publiez-vous ? » etc. Dans ces cas-là, on répond tous la même chose : « j’espère la semaine prochaine ». C’était sincère. Or, dans le mail ci-dessous je tente de remettre les choses à leur place : vous donner une limite. -          Mon agacement aurait ainsi dû vous servir de signal. Mais non, dans votre délire nombriliste, on a l’impression que j’ai commis un pêché capital, à tout le moins ! Ça y est, Frédéric Bascuñana, comprenez comme c’est risible, a perdu son statut de « belle personne »… -          Aussi me parlez-vous comme si nous avions gardé les moutons ensemble : mais pardi, c’est loin d’être le cas et cette familiarité, cette intrusion dans mon intime psychologie est inappropriée (je trouve littéralement martien d’avoir à écrire ceci) ; -          Donc, je suis juste parfois... indisponible. Et voilà ma punition pour n’avoir pas, séance tenante, mis en standby tous mes dossiers, tous mes clients, tous mes soucis, toutes mes autres publications : je dois supporter cette psychologie de comptoir par une harpie en fureur parce que la vidéo de son fils n’est pas la priorité absolue de mon existence. Pire, je n’ai manifestement pas compris que j’avais affaire au futur Prince du web : que je me devais donc de m’agenouiller et m’exécuter au plus vite. -          Alors je vais vous redire ce qui n’est manifestement pas simple à comprendre : ma société est une petite société qui fait son travail honnêtement, j’ai parfois des urgences clients ; et il faut apprendre, chère V., à se montrer pro, à comprendre que si vous êtes une interviewée, même France 3 peut squizzer votre sujet, le raccourcir, le diffuser plus tard. Ils ne vous doivent rien. Alors imaginez un peu, une société qui fait de la web-tv à petit budget va tout simplement diffuser à son rythme : j’ai été très clair là-dessus ; pire : ce n’est pas une prestation, loin s’en faut, c’est un coup de pouce sympa, sans engagement, conditionné par la qualité de nos relations, le maintien si je puis dire, d’une alchimie de bonne camaraderie, que vous avez commis l’erreur de décomposer par votre insistance imprégnée de mépris pour ce que nous représentons (à savoir, manifestement : que nous ne sommes que des cloportes sur votre passage, dont la mission est de vous dérouler un tapis rouge) ; -          Facteur aggravant, l’interview du fiston est indigente : je voulais l’enrichir d’un autre passage TV pour mieux l’habiller ; or, malgré le côté généreux et sympathique de mon offre, et après que je vous ai demandé ces fichiers vidéos connexes, vous me balancez avec une morgue insupportable un SMS, m’invitant à aller sur votre site, et me démerder pour télécharger la vidéo mal encodée en me demandant de l’intégrer : on en revient au paradigme du cloporte que je dois être. Or, Valérie, je vous l’écris en mon âme et conscience, je n’ai jamais, je dis bien JAMAIS eu un client, et même un grand compte qui pourrait quant à lui tout se permettre, qui ose de toute ma vie se comporter avec une telle arrogance (et dois-je encore le rappeler, je ne suis même pas votre fournisseur et n’ai jamais tenté de l’être) ; -          Si je comprends bien, après m’avoir envoyé ce mail, ci-dessous dans l’historique, qui certes, pointe votre déception, vous êtes incapable de vous en tenir à cela : vous venez me titiller sur mon portable par SMS à 9h du matin, je suis en mouvement, entre deux rendez-vous, et je dois supporter une agression : me faire traiter d’arnaqueur. Eh bien je vais vous avouer une chose : c’est une expérience existentielle nouvelle pour moi. Comme le disait Sophocle, il n’est nulle souffrance pour aiguë que le sentiment d’injustice. Vous l’avez poussée à son comble, cette souffrance-là. Alors qu’on essaye juste, de vous aider du mieux que l’on peut ; -          Je recadre donc un point fondamental, pour que ma souffrance personnelle soit comprise : vous m’avez ému au téléphone lors de notre premier contact, j’ai été touché par la mère poule qui veut « pousser » son fils : je vous ai acceptée en interview, je ne vous ai pas demandé de monter à Paris, j’ai d’ailleurs pris conscience que vous veniez de province en fin de conversation, tant je n’avais pas relevé cette info, car je suis littéralement enterré sous l’infobésité d’un monde de plus en plus oppressant en la matière (350 interviews sont en cours de livraison sur le site, croyez-moi, c’est compliqué) – et en somme, votre voyage, comprenez-le, est un choix qui vous incombe : c’est assez puéril de me reprocher votre déplacement, dans une optique manifestement culpabilisante ; (...) -          Et, comme si ce n’était pas assez humiliant, je dois subir un « vous n’êtes pas une belle personne ». Cela me fait penser à un business partner qui dans une réunion très récente m’a avoué ne plus vouloir blogguer : pour ne plus jamais prendre de coups. Comment vous dire ? – en quoi cela même peut vous regarder ? je dirais même : on s’en fout que je sois ou pas une belle personne. C’était un coup sous la ceinture : certes risible, cocasse, mais qui m’inquiète quant à l’absence de limite dans la haine que je peux susciter simplement pour avoir tenté d’être un chic type ; -          Enfin, me reprocher une arnaque, c’est une attaque sur mon honneur que je trouve absolument insupportable. Je suis à vous offrir une prestation gratuite, à la gloire d’un gamin à qui vous faites clairement risquer la grosse tête, gamin accompagné d’une maman dont je réalise avec horreur à quel point elle est invasive, ce qui est assez pénible à observer en rdv, pensez-y au passage pour vos prochaines représentations, bref, je supporte cela, et je dois me palucher des propos d’une médiocrité absolument insupportable, pour quoi ? Parce que je ne me suis pas exécuté suffisamment vite. Alors voici : Mon éthique est irréprochable, j’ai pour seul défaut d’essayer de contenter un maximum de gens, et cela se sait. Je ne vous ai d’ailleurs strictement jamais rien vendu, parce que je n’ai fait cette interview que mu par un sentiment mêlé de sympathie et de solidarité, et croyez-moi : c’est ulcérant d’en arriver au point de le regretter. Mais quand on ne paye rien et qu’on bénéficie d’un coup de pouce, je vous dirai en toute simplicité : on ferme sa gueule. (...) Je vous souhaite sincèrement tout le succès du monde, peut-être en avez-vous besoin pour vous retrouver la sérénité. Vous m’avez énervé au plus haut point ce matin, et comble de la lâcheté, introduit tardivement votre imbécile d’époux pour envenimer la situation, imbécile que j’attends d’ailleurs volontiers pour lui donner l’occasion de mettre en application ses menaces qui donnent toute la mesure pathétique de sa frustration d’une part, mais d’autre part, de façon plus hallucinante : de l’irréalisme sidérant de ses attentes. Fort heureusement, cette crise m’a permis de mesurer une arrogance avec laquelle, en toute sincérité, je n’avais jamais été en contact : notamment, je dois vous remercier pour votre dernier SMS. Car en somme, persuadée d’avoir donné naissance au futur Zuckerberg français (ce que sincèrement je vous souhaite !), vous m’avouez par SMS avoir pensé que je n’étais qu’un looser, encore une phrase conçue pour me remettre à mon niveau de cloporte, opérant donc, je vous cite, dans « dans les bas fonds de Saint Ouen ?!? ». Notre studio TV, qui est dans le même pâté de maison que ceux de la Fox Europe, est certes modeste, question de bonne gestion aussi. Mais sachez-le : ce quartier est génial ! La plupart des boîtes de prod, incluant Canal+ ou France television, ont la majorité de leurs studios encore plus profondément ancrés en Plaine Saint denis, nous nous sommes installés près d’un métro et je m’en félicite. Bref, trêve de plaisanteries, je pourrais répondre à d’autres de vos attaques, car vos messages, même brefs, sont d’une densité hors normes quant à l’acharnement investi à vouloir blesser. (...) Les coups que vous avez tirés sous la ceinture m’ont fait très mal : je détesterais jouer les fiers et le nier. Soyez-en satisfaite. Pourvu même que cela vous comble. Bon, soit. Vous m’avez démasqué. Mais quelle être humain peut, sur la base d’une NON-prestation, m’humilier à ce point-là ? Parce que, esclaves que nous sommes, nous n’avons pas diffusé suffisamment vite une interview qui d’ailleurs, si vous aviez pris le temps d’en discuter au lieu de poser des exigences, aurait été en soi l’occasion d’un feedback instructif de ma part : le fiston fait des phrases trop courtes, c’est certes parmi ses premiers passages TV, c’est compliqué. Mais cela laisse perplexe. A ce point maussade face caméra, à ce point minimaliste, le concept est un peu dévalorisé par son jeune créateur : j’aurais voulu lui éviter les moqueries de ses camardes si vous voulez tout savoir. Et parce que je crois en lui malgré tout, ma perplexité m’a conduit à vouloir monter cette vidéo en mixant d’autres contenus avec. Ce qui me rend par conséquent littéralement triste, c’est que vous m’ayez attaqué sans tout simplement comprendre à quel point j’étais tout bonnement débordé, et néanmoins prédisposé à aider, sur mon temps perso. Ce que j’ai d’ailleurs dit plusieurs fois, mais… voilà : je suis le salaud de service parce que je n’obtempère pas. Croyez-le, si je suis triste, c’est que pour la première fois j’ai mis un peu de sympathie, et un peu moins de business, dans ma démarche : gratuite, sincère et sympa. Et bien… grâce à vous on ne m’y reprendra plus, car jamais je n’avais été autant indigné, jamais quiconque n’avait réussi à me faire temporairement haïr mon métier à ce point-là.

  • Déconstruire l'Entreprise 2.0. (14 commentaires)

    Article de blog publié par Frédéric BASCUNANA
    En hommage à mon camarade Fred Poulet et à son salutaire premier pavé dans la marre, dont je pousse le bouchon désormais volontairement trop loin. Le concept d'entreprise 2.0 est à obsolescence incorporée, c'était un bon contrepoids, il fut même salutaire, pour contrebalancer la sclérose programmée par les ERP psychorigides. Une fois l'évangélisation réussie, il se passe la même chose que dans toute explosion d'énergie : une inévitable dilution de la dynamique de départ. C'était une énergie centrifuge : vous avez, cette force d'inertie qui sous l'effet d'une rotation a tendance à pousser les corps vers l'extérieur. Oui, il fallait un peu remuer le tambour de la machine, réveiller les bonnes volontés, ou plutôt les redécouvrir. Mais l'entreprise doit se recentrer sur son business, et c'est à bon escient que je devrais dire son "core business", qui comme la notion l'indique, nécessite une force centripète. La force du management sera de ne pas céder aux sirènes alarmistes des vierges 2.0 effarouchées qui se croyaient portées par un vent d'idéalisme romantico-business compatible. On est là pour faire du business, sauver nos entreprises, pas pour discuter des heures en ligne des bénéfices de Yammer ou de ce que Bluekiwi apporte à l'innovation quand il faudrait déjà que beaucoup de monde se donnent un bon coup de pied au popotin et apprennent à franchir le pas de la porte du collègue d'à côté quand il en a vraiment besoin. Le culte de l'indépendance et de la diversité etc. (La Sagesse des Foules, James Surowiecky) tout ceci relève un peu de la bisounourserie la plus invétérée malgré tout, même posée par le rois des penseurs de la gouvernance 2.0. Confrontée à l'adversité et la mutation environnante, l'entreprise a plutôt besoin de fanatiques: il va à nouveau falloir des employés soudés, bornés, capables de s'acharner sur un objectif de survie immédiat. Focused. L'agilité est un miroir aux alouettes : les plus agiles sont souvent une bande de petits malins qui en sortant des grandes écoles tentent de se construire autour d'eux un diagramme de Peter, networkent avec brio (c'est là tout l'enseignement franco-français des grandes écoles), et finalement détournent ce que le concept d'entreprise communicante avait de sain pour le mettre à leur profit : diluer l'info, se montrer partout tout en ne faisant pas grand chose (ça, c'est ce qui m'exaspère le plus), sous couvert d'évangélisation, saupoudrer un peu de "bon esprit" de ci de là (donneur de leçon 2.0), élaborer un tissu complexe d'influences dans l'entreprise même, et valoriser cette importance improductive. Et je ne parle pas des ayatollah du 2.0 qui déploient une fantastique énergie à faire beaucoup de bruit pour rien. En France, où le syndrome des grands diplômés est particulièrement endémique et nous prodigue une palanquée d'édiles infatuées, la conséquence culturellement inévitable (quel pléonasme) est l'enlisement du quotidien dans le politique. Je ne vous ferais pas l'insulte de vous demander, chers professionnels, si votre vécu en entreprise a été suffisamment dense pour vous confronter, quand un projet échoue à la fameuse réponse de circonstance : "cherche pas à comprendre c'est politique". Dites-moi en quoi l'entreprise 2.0 a changé quoi que ce soit. Nos intellectuels du management, épris de fulgurances "collaboratives", s'isolent à vrai dire dans ce chiche discours, et laissent plus subrepticement que jamais le bas peuple faire le sale boulot, les framework collaboratifs sont mis en au service de l’esbroufe 2.0, des effets de manche et autres terminologies décoiffantes comme la sérendipité (j'ai testé le mot plein de fois en rendez-vous : c'est fou ce qu'il en impose quand je le sors d'un air détaché devant quelques paires d'yeux ébahis par ma culture 2.0 - je sais je suis pervers et contradictoire). L'entreprise 2.0 est ainsi trop souvent devenue le lieu de la mondanité 2.0 et personne n'est là pour reparler sérieusement de la compétitivité de nos entreprises françaises et de notre incapacité chronique à résoudre nos problèmes de balance du commerce extérieur. Je provoque bien sûr, parce que là où ce que je préfère appeler l'entreprise numérique a réussi, il y a conciliation des process avec le collaboratif. Les process d'ailleurs, n'ont pas attendu le concept 2.0 pour être conçus dans une optique collaborative. C'est leur raison d'être : les opposer artificiellement au mythe du merveilleux 2.0 c'est vraiment prendre les gens pour des lucioles. En gros l'entreprise qui a bien négocié le virage des temps modernes et intégré les outils les plus pertinents, c'est celle qui les as construits autour de ses process existants pour les perfectionner à dose homéopathique. Les autres, les plus idéalistes, ont intégré cette fabuleuse énergie. Mais comme je le disais plus haut, elle est source d'entropie : faire reposer certaines manières de faire sur de l'énergie positive, optimiste, gonflée aux hormones des digitalk natives est une erreur fondamentale. J'ai coutume de dire à mes collaborateurs : "les gars, les process c'est ce qui reste de solide quand on fatigué et démotivé, et c'est ce qui doit nous survivre." Alors voilà, je paraphrase Fred Poulet et l'auteur qu'il cite : - Indépendance des participants : on s'en fout, on veut des gens "interdépendants", soudés comme une bande vikings acharnés au combat, prêts à déchiqueter les bisounours et sans démagogie interne : merde, des types et des femmes qui soient capables de s'arracher sans attendre que la management leur mette à disposition des outils propices aux élucubrations littéraires de quelques digital native en rut ; - Diversité : encore faudrait-il s'appeler Virgin et vendre de tout. Une entreprise a un profil, ses produits impliquent une culture, ceux qui n'adhère pas dégagent, là aussi arrêtons de dire des conneries s'il vous plait ; - Objectif très précis : le plus grave problème à mon sens c'est que les réseaux sociaux deviennent une fin en soi, et pointless dans de trop nombreux cas de figure sous prétexte qu'on fait de la comm RH. Quand j'entends sur certains intranets ces gentilles exhortations au communautarisme 2.0, quand je visualise ces visages souriants tout droit sortis de Fotolia sous-titrant "construisez ou rejoignez votre communauté" j'ai l'impression d'entendre la pub qui disait naguère "va chercher bonheur", l'auto-dérision en moins. Encore une fois, le seul objectif servi c'est celui d'un petit groupe déconnecté du monde réel, auto-infusé dans ses prises de position sincères, qui veut oublier que dans ses murs des gens se suicident en s'écriant : "regardez, il y a une communauté de flûtistes sur mon réseau intranet, c'est beau, on a gommé les processus métier et créé du lien social". Le même séducteur est une arapède carriériste et tout le monde est bluffé : ça ne dure néanmoins qu'un temps. Heureusement. Vous comprendrez maintenant pourquoi je parle de plus en plus de Cloud ici. Il y est au moins question de gouvernance des S.I., les KPI sont explicites, le discours ROiste. Je l'avoue : ça fait du bien. Revenons si vous le voulez bien sur l'entreprise 2.0 pour la déconstruire et poser des bases plus solides : soyons ambitieux. Détruisons ce concept et posons l'entreprise numérique sur de meilleures bases, arrêtons le suivisme. L'entreprise 2.0 avait libéré quelques énergies, c'était un fantastique jalon anti-sclérose. Le concept suivant doit toujours nous éviter la calcification dans celui qui le précède, c'est la vie et tout le monde le sait, question de cycle. Mais ce que l'entreprise 2.0 a de très dangereux, c'est qu'elle nous fait croire qu'elle est la vie, qu'elle la fraîcheur, qu'elle intègre des réalités organiques : elle est sournoisement confortable. Je propose un atelier d'une journée entière pour y arriver et enfin parler sérieusement en mettant autour d'une table des DSI, des DRH et des... community managers. Your call.

  • Et si on parlait franchement des usages du Cloud entre pros ? (2 commentaires)

    Article de blog publié par Frédéric BASCUNANA
    Full disclaimer. L'objet de ce billet est le suivant : je suis en quête d'entrepreneurs et professionnels (TPE) pour les questionner en interview vidéo et/ou plateau TV sur un thème que je pourrais résumer ainsi : « Quel usage faites-vous du web pour promouvoir et gérer votre business ? ». Je suis mandaté par Orange pour le faire, qui souhaite promouvoir les usages du cloud chez les pros, et a lancé récemment lecloudpro.fr avec son propre bouquet de services, mais j'explique ci-dessous pourquoi je crois en cette approche.   Bonjour à vous,  Ceci est un message personnel de Frédéric Bascuñana, fondateur et rédac chef de ce site, qui s'adresse à l'attention des pros qui prennent régulièrement le temps de nous écouter sur cette web-tv dès que nous avons quelque chose d'utile à partager avec eux. Pros qui souvent s'investissent en proposant leurs propres sujets de plateaux, je les en remercie chaleureusement, pour faire avancer et progresser la logique collaborative, le système ouvert dont nous assurons la promotion soutenue. Avec, en filigrane, l'espoir un peu geek et idéaliste d'un monde meilleur ! Si vous avez un compte sur ce site c'est que vous partagez peut-être avec nous ce souhait : améliorer la façon dont nous collaborons, partageons nos expertises et nos connaissances, en utilisant le potentiel du web social notamment. Si vous avez un compte sur ce site c'est que vous partagez peut-être aussi nos valeurs, et connaissez notre goût pour la transparence et la sincérité, surtout quand elles s'imposent comme une méthode gagnante dans la cocréation et l'innovation ouverte.   Alors peut-être comprendrez-vous que je me sois personnellement mobilisé, et toute l'équipe techtoc.tv, pour promouvoir une opération exemplaire portée par Luc Bretones et Béatrice Marcelin, qui acceptent avec un volontarisme hors du commun selon nous de jouer la carte du collaboratif, avec le courage et la conviction qui conviennent. Ils ont récemment lancé lecloupro.fr - sous la marque Orange. Et ils ont décidé de créer la première offre du marché fondée sur un modèle complètement discursif : par l'analyse de vos attentes, en animant une communauté d'usagers et d'entrepreneurs dont ils s'engagent à intégrer les idées, la créativité et les besoins concrets. Mon enthousiasme n'est pas une feinte, je suis fidèle à mes principes et ceux parmi vous qui me connaissent le mieux me savent tous capables de la transparence que je prône, aussi bien du côté des coups de gueule que des élans d'enthousiasme. On ne m'a donc ni inspiré ni dicté ce billet. Je milite tellement, et ce depuis des années, pour voir des professionnels faire, dans de grandes entreprises, ce que Luc et Béatrice ont décidé de lancer, que je ne puis que vous inviter à rester avec moi encore quelques secondes car je puis vous garantir que ce n'est pas qu'une posture et qu'ils vont vraiment développer quelque chose de nouveau, avec un très fort ADN collaboratif, voilà pourquoi ils faut les encourager. Que je vous explique où je veux en venir. Parce que si on ne les soutient pas : comment rester crédibles quand nous autres consommateurs éternellement insatisfaits nous réclamons toujours plus d'écoute ? Quand nous exigeons de voir des offres réellement construites autour d'un système transparent et ouvert ? Eh bien voilà, l'opportunité se présente de montrer la voie pardi ! Ne souhaitez-vous pas que vos partenaires vous offrent une tribune libre, audible, visible, connectée, pour recueillir vos idées, vos retours d’expériences ? Ne pensez-vous pas que le service le plus performant c’est celui qui se construit autour de vos usages ? Vos usages ! Voilà : c'est ce qui va s'amorcer dans nos studios : j'ai besoin de vous pour venir en parler ! Concrètement, je vous invite pour ce qu'il convient d'appeler un vidéo training, fun et gratuit, ce vendredi 16 décembre : c'est toute la journée, et c'est réservé aux patrons de sociétés de 0 à 50 employés qui postulent sur ce lien : http://techtoc.tv/lounge-cloudpro1 (en appuyant sur le gros bouton "je m'inscris") Transmettez-le à vos amis entrepreneurs si vous n'êtes pas dans la cible, hein. Nous réaliserons ensemble : des talkshows en mode débat comme vous les connaissez déjà sur techtoc.tv,  et des interviews pour ne parler que de votre business.  Et nous vous les livrerons de sorte que vous puissiez les intégrer dans votre site web. Au passage, de la promo gratuite ! De la vidéo HD en studio ! Du franc-parler entre pros ! C'est bien non ?

  • Concours court métrage : soyez publié sur Orange.com !

    Article de blog publié par Jean Fréor
    Le blog live Orange live.orange.com lance un concours autour du festival du court-métrage intitulé « le jour le plus court ». Vous avez jusqu’au 15 décembre minuitpour envoyer vos œuvres à savoir : soit 1 vidéo de 1 minute 30 ; soit 1 roman photos entre 6 et 9 clichés. Les 3 meilleures œuvres sélectionnées par la rédaction gagneront le droit d’être publiées sur Orange.com, live.orange.com et relayée dans tous les comptes médias sociaux d’Orange   (Facebook, Twitter, Google+) Retrouvez toutes les infos sur le blog par ici